VISITE GUIDEE AU CENTRE NATIONAL INFORMATIQUE DU MINATD AU CAMEROUN

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Le centre national informatique des élections est situé au rez-de-chaussée de l'immeuble abritant le ministère de l'Administration territoriale et de la décentralisation. On y trouve une trentaine d'ordinateurs IBM et une dizaine d'imprimantes disposées de manière circulaire. Derrière chaque poste, il y a des jeunes filles avec un répondeur téléphonique aux oreilles. Elles sont sous la responsabilité du directeur de ce centre, M. Nnoke Ngwez Anthony, chef de la cellule de suivi au Minatd. Il est chargé de la coordination du travail d'informatisation.

Le processus d'informatisation est mis en oeuvre par deux ingénieurs informaticiens béninois dont l'identité ne nous a pas été déclinée. Au Minatd, on affirme qu'ils sont là pour la mise en route du processus. Les Camerounais prendront le relais après. Le logiciel mis en place a trois modules : le premier, consacré à la saisie, est localisé dans les préfectures ; un deuxième pour la fusion situé au niveau des provinces et le module de consultation basé au Minatd précisément au centre national d'informatique.

Selon les explications du ministre d'Etat Marafa Hamidou Yaya, " les sous-préfets n'ont pas le droit de saisir les noms dans les ordinateurs. " Ils transmettent les données manuelles aux préfectures. Á ce niveau, les noms sont saisis. La fusion se fait dans les services des gouverneurs. Une fois au Minatd, on n'inscrit plus, on consulte tout simplement. Les dames derrière les ordinateurs répondent aux usagers voulant savoir s'ils sont inscrits, quel est leur bureau de vote et autres indications.

Toutefois la fiabilité de cette informatisation contre la fraude électorale n'est pas établie. Parce que les inscriptions restent manuelles au niveau des sous-préfectures. Même si un électeur peut vérifier au niveau du module de consultation s'il est inscrit ou pas. " Entre la sous-préfecture et le Minatd bien de tripatouillages peuvent être opérés ", a fait remarquer l'honorable Mbah Ndam, président du groupe parlementaire Sdf à l'Assemblée nationale. Le mieux, selon le chairman du Sdf est de mettre en place un logiciel qui couvre tout le processus en installant au réseau complet. Ainsi, une fois qu'un potentiel électeur est inscrit, les données y relatives apparaissent immédiatement au centre national informatique des élections au Minatd. Mais ce n'est " pas encore faisable ", a reconnu le Minatd.

(SOURCE : Le Messager)