ANGOLA - LES VENTES DE PETROLE POUSSENT A LA CROISSANCE RAPIDE DES TELECOMS

L'éditorial du mois

Lorsque la guerre civile a pris fin en 2002 en Angola , l'infrastructure du pays était en ruine. Depuis cette date, le pays a utilisé l'argent amassé par la vente du pétrole pour démarrer un processus de reconstruction de ses infrastructures télécoms tout en essayant d'ouvrir les secteurs des télécoms et de l'internet à plus de concurrence. Cependant ce processus n'en est qu'à son début et des mesures plus libérales vont probablement suivre.

Angola Telecom, l'opérateur historique dont l'Etat angolais détient la propriété est un membre de consortium gérant la fibre optique SAT3 et détient un monopole sur les transmissions internationales. Malgré une réduction récente de ses prix sur la bande passante internationale, ils restent néanmoins élevés. La question de la privatisation a été sur le tapis pendant des années et des rumeurs circulent que le gouvernement va lancer une offre publique d'achat maintenant que la bourse de Luanda est opérationnelle. L'Angola est encouragé à faire quelque chose sous la pression de la Communauté de développement de l'Afrique ainsi que par le besoin de développer un secteur économique privé avec la fin de la guerre.

Le concurrent principal d'Angola Telecom est MS Telecom, une filiale de Sonagol, un établissement public pétrolier  (l'Etat) qui dirige un portofolio diversifié comprenant une compagnie aérienne, des services immobiliers et financiers. En d'autres termes le Gouvernement est en concurrence avec lui-même. Mundo Star, un autre opérateur de téléphonie fixe (appartenant en partie Telecom Namibia ) entrera sur le marché du fixe dans les six prochains mois. L'Angola dispose de deux réseaux de téléphonie portable : un opérateur GSM qui s'appelle Unitel dont une part importante est détenue par Portugal Telecom mais que le Gouvernemet souhaiterait acquérir pour la quoter en bourse ;  Movicel, une filiale d'Angola Telecom qui offre un service de téléphonie portable utilisant la technologie CDMA.

Luanda , la capitale de l'Angola affiche les symptomes familiers d'une croissance engendrée par le pétrole. Il y a un nombre considérable de nouvelles voitures sur la route et la circulation fait qu'il faut du temps pour aller d'un endroit à l'autre. Les bateaux font la queue dans le port pour décharger les matériaux dont la ville a besoin. Les hôtels sont parfois réservés jusqu'à deux mois en avance par les gens qui travaillent  dans le pétrole et les nouvelles constructions poussent comme des champignons dans la capitale. Malgré les aspects négatifs habituels telle que la corruption, le Gouvernement semble dépenser des milliards pour la construction d' infrastructure.

Pour lire la suite de notre article sur le lancement d'un service 3G par Movicel et la situation de la téléphonie sur IP consultez notre article en anglais à http://www.balancingact-africa.com/news/current1.html