LES REGULATEURS DES TELECOMS DES PAYS FRANCOPHONES EN CONCLAVE A YAOUNDE

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La maîtrise des effets induits de l'évolution des technologies est au centre du quatrième séminaire du Réseau francophone de la régulation des télécommunications.

Le quatrième séminaire d'échanges d'informations du Réseau francophone de la régulation des télécommunications (FRATEL) s'est ouvert hier à l'hôtel Mont Fébé de Yaoundé, sous la présidence du ministre d'Etat, ministre des Postes et Télécommunications, Bello Bouba Maïgari. Pendant deux jours, les experts venus d'une vingtaine de pays vont plancher sur le thème : " La régulation des réseaux de nouvelle génération : nouveaux services, qualité et protection des consommateurs ". La lecture de cet énoncé dévoile au moins deux préoccupations essentielles : l'accès aux nouvelles technologies et la maîtrise des effets induits parfois pervers, de l'évolution ostensiblement très rapide du domaine des télécommunications. Les assises de Yaoundé sont en fait un forum d'échanges entre les pays de la Francophonie, riches ou pauvres, développés ou en voie de développement.

Comme l'a précisé Bello Bouba Maïgari , il est question de discuter non seulement des questions d'ordre général relatives aux différentes architectures de nouvelle génération et au scénario de migration vers ces technologies, mais aussi des défis spécifiques à la régulation (inter-opérabilité, normalisation, qualité de service, sécurité et intégrité des réseaux) et des modifications que pourrait entraîner le passage aux technologies de nouvelle génération, dans le domaine de la régulation des opérateurs dominants. C'est dans ce sens que les trois tables rondes et différents débats qui vont meubler les travaux sont orientés.

Plus concrètement, le séminaire est une occasion pour les pays africains - ils sont 28, sur la cinquantaine de pays dont les agences nationales de régulation participent au FRATEL - et d'autres pays en voie de développement, de se connecter aux réalités actuelles des télécommunications. Le défi pour tous ces pays dont le déficit en matière de nouvelles technologies de la communication est un grand handicap, consistant à réduire ce fossé, mais surtout, d'assurer une connexion sans parasites au village planétaire qui se met irréversiblement en place. Pour y parvenir, les différentes expériences des pays francophones du " Nord ", dont l'évolution dans ce domaine est évidente, leur seront utiles. L'amélioration de l'offre de service à des tarifs accessibles à tous, apparaît, selon le ministre d'Etat, ministre des Postes et Télécommunications, comme le pas décisif que devront franchir les pays prenant part au FRATEL, à l'issue des travaux de Yaoundé.

(SOURCE : Cameroon Tribune)