POUR UNE REFORME INTELLIGENTE DU SECTEUR DES TELECOMMUNICATIONS AU BENIN

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Le secteur de la Technologie de l'information et de la communication (Tic) est aujourd'hui incontournable. Et dans la lutte effrénée que se livrent les nations pour être au top des Tic, le Bénin ne doit pas être du reste. Le gouvernement du président Boni Yayi a très tôt perçu l'importance du secteur dans sa détermination à faire du Bénin un pays émergent.

Ainsi, le 18 janvier 2007 en conseil des ministres, il a été décidé d'opérer de profondes réformes dans le secteur des Tic. Ces réformes ont prioritairement pour objectif de permettre au Bénin d'être l'un des grands fournisseurs et la porte numérique en Afrique de l'ouest et dans la sous région. D'ailleurs, le Bénin ne pourrait utiliser à lui seul le câble optique qui le dessert. Justement, il nous faut des réformes dans les Tic afin de permettre aux consommateurs d'être mieux servis.

Le peuple ne demande pas mieux. Mais, il y a des aspects relatifs aux réformes contenues dans le conseil des ministres du 18 janvier dernier qui sont à décrier. D'abord, ces points sur lesquels il est opportun de se pencher pour prévenir le pire sont la suspension des licences aux opérateurs Gsm et ses implications dont le comportement que pourraient adopter les investisseurs étrangers.

Il est clair qu'avec le retrait des licences, les investisseurs ne s'empêcheront pas d'assigner en justice l'Etat béninois, de rapatrier leurs capitaux et leurs affaires sous d'autres cieux et que sais-je encore ? Et là, ce sera, contrairement à ce que d'aucuns pensent, des pertes énormes non pour les investisseurs mais pour l'Etat béninois, la diminution d'entreprises entraînant du coup, le chômage et une baisse drastique de la richesse. Même si -il faut le reconnaître- certaines entreprises jusqu'ici n'ont pas travaillé sur des bases très claires, la réforme ne devrait aucunement les tuer.

Mais plutôt, les amener à ramener la balle au centre et désormais travailler conformément aux nouvelles règles. "Je ne cherche pas la mort du pécheur mais sa reconversion." Alors, il y a lieu aujourd'hui, au delà de tout, d'appeler et de faire asseoir les promoteurs des Tics, leur faire comprendre que la pagaille est terminée et leur donner de nouveaux moyens et de bonnes règles de travail. Ce n'est qu'à ce prix et seulement à ce prix qu'on fera une réforme intelligente tout en évitant celle aveugle qui n'apportera rien de fondamental à l'émergence du Bénin.

(SOURCE : Fraternité)