L'IFC mobilise 320 millions de dollars pour améliorer et développer les services de MTC-Celtel

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Le Cap, Afrique du Sud, le 13 juin 2007 - l'IFC, filiale privée du Groupe de la Banque Mondiale, vient d'annoncer aujourd'hui sa plus grande opération de financement en Afrique sub-saharienne : un package de 320 millions de dollars à cinq filiales de Celtel International B.V. pour les aider à développer et mettre à niveau leurs réseaux mobiles en rapide expansion en République Démocratique du Congo, à Madagascar, au Malawi, en Sierra Leone et en Ouganda.

Cet investissement permettra à des pays possédant des services téléphoniques très limités de bénéficier d'un accès mobile de meilleure qualité, ce qui créera de nouvelles opportunités pour les entreprises et les consommateurs dans tous les secteurs de l'économie.

L'IFC fournira un prêt de 160 millions de dollars à son propre compte, le plus grand jamais consenti en Afrique sub-saharienne. Ce prêt est complété par une seconde tranche de 160 millions de dollars sous forme de prêts syndiqués par des banques commerciales participantes et de prêts parallèles consentis par des institutions financières bilatérales.

Cette transaction marque également la toute première mobilisation de prêts syndiqués par l'IFC à Madagascar, Malawi et Sierra Leone, qui contribuera à apporter sur les marchés aux frontières du développement du secteur privé un financement commercial à long terme (7 ans). La syndication inclut trois banques d'Afrique du Sud qui participent pour la première fois au programme de prêts B de l'IFC.

La société Celtel, rachetée par MTC du Koweït en 2005, utilisera ces fonds pour moderniser et développer les réseaux mobiles dans les pays possédant des réseaux fixes obsolètes et inadaptés et des taux de pénétration téléphonique très faibles, qui vont d'un peu plus de quatre téléphones pour 100 personnes au Malawi et à Madagascar à environ 10 téléphones pour 100 personnes en Sierra Leone. Depuis l'acquisition de Celtel par MTC, la société a investi 10 milliards de dollars dans les services téléphoniques mobiles en Afrique.

« Les investissements dans les infrastructures telles que les télécommunications sont cruciales pour le développement économique de l'Afrique, et notre collaboration à long terme avec l'IFC montre que le secteur privé peut jouer un rôle important dans la réponse à ce besoin » affirme Mo Ibrahim, Président de Celtel.

Au cours des dix dernières années, les clients de l'IFC ont permis à plus de 80 millions d'abonnés d'avoir accès à un téléphone dans le monde.

« L'infrastructure est l'un des principaux goulets d'étranglement et la raison principale du coût élevé du commerce en Afrique, qui pèse lourdement sur la compétitivité économique » affirme Edward Nassim, Vice-président de l'IFC pour l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Europe. « L'expansion des services de téléphonie mobile dans des régions auparavant insuffisamment desservies contribuera à créer un environnement plus favorable pour les entreprises et donc créera des emplois et participera à la réduction de la pauvreté. »

« Depuis notre premier investissement cellulaire dans l'ancien Zaïre en 1989, l'IFC n'a cessé d'investir lourdement dans ce secteur en Afrique et de renforcer ses partenariats avec des sociétés telles que Celtel » affirme Mohsen Khalil, Directeur du département Technologies d'information et de communication globales du Groupe de la Banque Mondiale. « L'Afrique est aujourd'hui le marché cellulaire le plus porteur et le plus novateur grâce à des prestations comme le « réseau sans frontières » de Celtel entre six pays d'Afrique. »

L'IFC entretient une relation avec Celtel depuis 1994, par le biais d'une série d'investissements par la société de holding et les filiales opérationnelles, y compris en Sierra Leone et en Zambie. Ces investissements ont contribué à la croissance spectaculaire du niveau de pénétration de la téléphonie mobile, à l'augmentation de la concurrence et à la réduction des tarifs.

(SOURCE : La Prospérité)