UN PLAN DRASTIQUE DE GESTION POUR GABON TELECOM

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Le gouvernement réuni mardi en conseil des ministres a édicté une série de mesures « conservatoires » pour une gestion drastique de Gabon Télécom en cours de privatisation et approuvé la dernière version du plan social actuellement boudé par les premiers 338 employés inscrits sur la liste de départ.

Le gouvernement a notamment décidé de créer un poste de Contrôleur de gestion indépendant de la direction générale de Gabon Télécom. Denis Ndjimbi a été désigné à ce poste et jouera le rôle de "gendarme" au sein de l'entreprise.

Le gouvernement a ensuite interdit les recrutements, a gelé les augmentations de salaires, les promotions internes et décidé de réorganiser les services particulièrement ceux en rapport avec la comptabilité afin « d'éviter de compromettre dangereusement l'avenir de cette entreprise aux potentialités énormes, inexploitées et de conduire à une liquidation inexorable ».

A propos des licenciements économiques en cours dans l'entreprise, le gouvernement a rappelé qu'environ 600 agents sur les 1 700 sont concernés.

Il s'agit des « agents non directement nécessaires à l'activité principale de l'entreprise », souligne le gouvernement.

L'objectif est de « permettre à Gabon Télécom de retrouver une meilleure rentabilité et plus d'efficacité ».

Une première vague de 338 agents quitte l'entreprise sous peu. Des lettres individuelles de licenciement ont été adressées à chacun le 14 août dernier après une autorisation de licenciement établie par le ministère du travail, a affirmé le porte parole du gouvernement, René Ndemezo' Obiang rendant public le communiqué du conseil des ministres.

Selon le même document, les 338 agents déflatés recevront dès cette semaine leurs droits.

Contrairement au souhait de ces licenciés, le gouvernement a validé l'enveloppe de 13, 103 milliards de FCFA arrêté par le comité ad hoc de privatisation de Gabon Télécom. Les employés pour leur part, restent accrochés à une enveloppe de 15, 855 milliards précédemment arrêtée par leur direction.

Les 13, 103 milliards de FCFA couvriront les droits des 585 devant quitter Gabon Télécom avant fin 2006 a précisé le gouvernement.

Après la première vague de 338 agents, les autres seront licenciés par « vagues successives » au plus tard fin décembre 2006.

Les agents de la première vague observent une grève depuis près d'une semaine pour protester contre le non respect du plan social conclu en 2004 entre le gouvernement, la direction générale de Gabon Télécom et les partenaires sociaux.

Ce mardi, ils ont organisé un sit-in devant l'agence commercial de Gabon Télécom au centre ville.

Société publique de télécommunications, Gabon Télécom gère 35.000 lignes téléphoniques fixes et détient 100% du capital de Libertis qui détient 35 à 40% du marché gabonais de la téléphonie mobile locale.

(SOURCE : Gabonews)