ZONE FRANCHE EN COTE D'IVOIRE, RIEN DE CONCRET

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La Zone Franche de la Biotechnologie et des Technologies de l'Information (ZBTIC) de Côte d'Ivoire conçue, à l'initiative de l'Etat ivoirien, n'est pas encore une réalité tangible.

Après la mise en place d'un cadre juridique et institutionnel propice au développement de ces deux activités, l'institution par décret d'un Commissariat Général chargé de rechercher des partenaires techniques et financiers, l'on est passé à une nouvelle étape: la signature, par ledit Commissariat, de quatre importants accords de partenariat technique et scientifique avec le Bureau national d'études techniques et de développement (BNETD), le Centre national de recherche agronomique (CNRA), le Centre de promotion des investissements de Côte d'Ivoire (CEPICI) et l'Association pour la promotion des exportations de Côte d'Ivoire (APEX-CI).

Cette cérémonie de signature de convention, selon Kragbé Gadou Vincent, le Commissaire Général de la ZBTIC, n'est en réalité que la formalisation d'un partenariat qui a toujours existé avec ces structures dont les expertises sont reconnues tant sur le plan national que dans la sous-région. Il a également fait remarquer que, «malgré la situation de crise, notre pays avance tout de même. Il s'agit maintenant de créer l'Entreprise de Promotion et Exploitation (EPE) et de mobiliser toutes les ressources nationales à s'investir dans le projet en vue d'attirer des partenaires étrangers».

L'initiative de créer une zone franche exclusivement consacrée à la biotechnologie et aux technologies de l'information est à saluer à sa juste valeur. Car la mise en oeuvre de cet ambitieux programme devrait permettre, à la Côte d'Ivoire, de s'affranchir de l'économie cacaoyère qui montre désormais ses limites, diversifier les sources des recettes de l'Etat et lui permettre de s'engager dans l'économie mondiale en perpétuelle mutation.

Rien que de la paperasse et des discours. Sous le prétexte de protéger un projet hautement stratégique qui aiguise la convoitise de certains Etats, le Commissaire Général de la ZBTIC s'est enfermé dans une certaine omerta. Aucune information sur le coût du projet. Idem pour le nombre d'emplois qu'il va générer, les investisseurs déjà engagés, l'état d'avancement des travaux etc.

Pour de nombreux sceptiques qui attendent des actes concrets pour se prononcer, l'informaticien Kragbé Gadou qui dirige le projet est encore dans le virtuel. Il faut convenir, avec eux, qu'ils n'ont pas forcément tort. Car, par le passé, certains projets annoncés à grand renfort de publicité n'ont jamais connu un début d'exécution.

(SOURCE : Le Patriote)