L'UIT évalue à 184% le taux de croissance de la téléphonie mobile

Actualités Télécom

L'Union internationale des télécommunications (UIT), dans son rapport sur le développement des TIC/télécommunications dans les pays les moins avancés (PMA), constate que des progrès considérables ont été réalisés dans la réduction de la fracture numérique et que 25 des 50 PMA sont parvenus aux objectifs de télé-densité fixés dans le Programme d'action de Bruxelles. Selon l'UIT, en ce qui concerne le taux de croissance annuel du nombre d'abonnés aux systèmes cellulaires sur la période 2000-2005, la RDC est créditée d'un taux de progression de 184% et s'érige en 2ème position des 50 PMA. Ce rapport de l'UIT a été présenté dans le cadre de l'examen à mi-parcours de la mise en oeuvre du Programme d'action de Bruxelles en faveur des PMA pour la décennie 2001-2010.

Le taux de croissance annuel du nombre d'abonnés aux systèmes cellulaires sur la période 2000-2005 en République démocratique du Congo est évalué à 184%, selon les statistiques présentées, le 13 septembre 2006 à Genève, par l'Union internationale des télécommunications (UIT) à l'occasion de la session spéciale consacrée à l'intégration des PMA dans l'économie mondiale grâce aux télécommunications/TIC. Cette session s'inscrit dans le cadre de l'examen à mi-parcours de la mise en oeuvre du Programme d'action de Bruxelles en faveur des PMA pour la décennie 2001-2010, rapporte le communiqué de presse de l'UIT.

Ce document expose les principaux éléments de l'évolution récente du secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) et de celui des télécommunications, notamment les tendances et les problèmes que l'on a pu observer dans les pays les plus pauvres du monde pendant la période 2001-2005. L'UIT constate que des progrès considérables ont été réalisés dans la réduction de la fracture numérique et que 25 des 50 PMA sont parvenus aux objectifs de télé-densité fixés dans le Programme d'action de Bruxelles.

D'après les statistiques établies par l'UIT, en ce qui concerne le taux de croissance annuel du nombre d'abonnés aux systèmes cellulaires sur la période 2000-2005, les pays les moins avancés se sont classés comme suit: Djibouti (186%), RDC (184%), Niger (171%), Libéria (155%), Mali (142%), Soudan (139%), Yémen (129%) et République démocratique populaire lao (119%). Dans ce groupe de pays, ce sont les services à pré-paiement, comptant pour près de 90% du marché considéré dans sa totalité, qui ont contribué à cette expansion exponentielle du secteur mobile. Cependant, dans les sept pays suivants: Afghanistan, Djibouti, Erythrée, Haïti, Niger, Somalie et Tchad, 100% des abonnés ont choisi le système du pré-paiement.

Selon l'UIT, la télédensité a plus que doublé dans la majorité des pays les moins avancés depuis 2000, et dans certains cas, la connectivité a pu être multipliée par 20, sous l'effet de la rapide croissance observée dans le secteur des services mobiles. Dans ce groupe de nations, la course à l'accès universel a été menée essentiellement par de petits Etats insulaires en développement tels que le Cap-Vert, les Maldives, au Samoa - et quelques pays de petite ou moyenne dimension (Gambie, Lesotho et Mauritanie), où l'on a pu relever des télédensités atteignant parfois 44 lignes par centaine d'habitants, taux supérieur à celui que présentent bien des pays en développement.

Pour le chef de l'Unité de l'UIT chargée des pays les moins avancés, M. Cosmas Zavazava, «dans les pays les moins avancés, le secteur du mobile a progressé considérablement par rapport aux lignes fixes ces dernières années, le nombre des abonnés mobiles doublant presque en 2005. La croissance annuelle moyenne, dans ce secteur, a été forte pendant toute la période 2000-2005: 82% contre 12% dans le secteur des lignes fixes».

Dans l'ensemble des pays considérés, l'accès à Internet a progressé, et l'on s'intéresse de plus en plus à la mise en place du large bande en milieu rural. Dans ce groupe, le service fixe a été rattrapé en 2005 par l'Internet, avec ses diverses applications: cyberéducation, cybersanté, cybercommerce, cyberagriculture et cybergouvernement.

Pour ce qui est précisément de la pénétration de l'Internet, un certain nombre de pays sont parvenus à des taux voisins de 5%: Maldives (5,8%), Cap-Vert et Togo (4,9% l'un et l'autre cas) et Sénégal (4,6%). S'il est vrai que la majorité des PMA ne disposent pas encore de services Internet à grand débit, la demande populaire encourage un nombre croissant de pays du groupe à passer de l'accès téléphonique direct au large bande. Par exemple, en 2005, au Sénégal, plus de 89% du total des abonnés à l'internet avaient un abonnement ADSL, contre 70% aux Maldives, 17% au Cap-Vert et 2% dans la République démocratique populaire lao.

Il faut noter qu'en RDC comme dans la plupart des PMA l'évolution rapide des marchés des télécommunications appelle de la part des décideurs et des régulateurs de nouvelles orientations. C'est dire que les décideurs et les régulateurs doivent définir un plan de transition permettant de s'écarter de l'ancienne réglementation qui fut efficace en son temps mais qui désormais freine le progrès.

(SOURCE : Le Potentiel)