Investissement dans les tics, les privés africains pas encore connectés

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En Afrique, il y a très peu de pourcentage du secteur privé national dans les capitaux des opérateurs de téléphonie. Une situation qui laisse entrevoir la faiblesse des investissements du privé africain dans le secteur des Technologies de l'information et de la communication (Tic). Les différents acteurs promettent de changer la donne.

En Afrique, rares sont les investisseurs privés qui exploitent le secteur des Technologies de l'information et de la communication. Autrement, la mobilisation de capitaux en direction du secteur des Tics n'est pas très développée dans le continent. Le constat est de Matar Seck, expert en Tics de la Commission économique des Nations-Unies pour l'Afrique.

M. Seck en a fait, hier, la remarque lors de sa présentation portant sur les objectifs de l'atelier sur la 'Formulation et la mise en oeuvre des politiques en Afrique. Renforcer la capacité des différents acteurs'. Ainsi, il appelle les différents acteurs des Technologies de l'information et de la communication à travailler à une stimulation de l'investissement privé africain vers ce secteur.

Pour lui, trois problèmes majeurs constituent des blocages à l'épanouissement des investisseurs du secteur privé vers le secteur des Tics. Il s'agit, explique-t-il, du cadre réglementaire qui n'est pas propice à l'investissement des privés, de la recherche de financement et du renforcement des capacités. Donnant l'exemple sur les capitaux des opérateurs de téléphonie nationale implantés dans les pays africains, Matar Seck souligne qu'il y a très peu de pourcentage du secteur privé national. D'ailleurs, fait remarquer Matar Seck, le nom de ces opérateurs sonne africain, mais ce sont les capitaux étrangers qui tirent les ficelles. Ce qui n'est pas, dit-il, une bonne note pour la promotion de l'investissement privé africain dans ce secteur.

Dans sa présentation, Matar Seck a également souligné la nécessité de promouvoir le dialogue pour les différents acteurs évoluant dans le secteur des Tics. 'Acteurs, gouvernements, sociétés civiles, experts, universitaires doivent conjuguer leurs efforts et développer une politique harmonisée du développement des Tics', préconise-t-il.

Prenant l'exemple de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) et de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) qui développent chacune des politiques de Tics, M. Seck estime qu'il y a lieu d'harmoniser aussi bien au niveau des experts que des décideurs. Pour lui, ce renforcement des dialogues entre les différents acteurs ne peut qu'être bénéfique au secteur.

Ce présent atelier, qui a vu la participation des représentants des gouvernements, des régulateurs, des institutions et/ou organisations en charge de la mise en oeuvre des politiques nationales Tics, les opérateurs et prestataires de services, les associations des consommateurs, du secteur privé, de la société civile, les institutions de recherche, les partenaires au développement, aura pour but de faciliter la prise de décision au niveau politique pour la mise en oeuvre d'une véritable société de l'information inclusive en Afrique.

Au cours de cette rencontre de Dakar, différents thèmes seront abordés. Il s'agit des stratégies nationales Tic : défis et opportunités pour l'accès communautaire, la problématique du secteur universel. Les débats porteront également sur les nouveaux défis de la réglementation dans le contexte actuel de la convergence et la problématique du service universel.

Organisé après celui de Johannesburg sur le thème 'La prise de décision dans les économies émergentes', l'atelier, qui été ouvert, hier, prendra fin après demain.

(SOURCE : Wal Fadjri)