Le niveau des salaires dans les Tic pourrait poser problème a Maurice

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Les principaux opérateurs privés en télécommunication, regroupés depuis 2003 sous l'entité ACT, ont tenu hier leur assemblée générale à l'hôtel Le Saint Georges à Port-Louis. Francois de Grivel a été élu président, succédant à Ganesh Ramalingum.

Le nouveau président a évoqué un danger qui pourrait guetter ce secteur d'activités qui emploie actuellement environ 5 000 personnes aux salaires de Rs 9 000 à Rs 14 000. Le souhait de doubler, ou même de tripler ce nombre d'employés d'ici 2010, pourrait s'avérer difficile compte tenu que Madagascar se lance aussi dans ce type d'activité mais avec des rémunérations moins élevées. François de Grivel a aussi parlé du manque de personnel suffisamment formé, poussant les sociétés à débaucher directement chez les concurrents. Il s'est demandé s'il fallait revoir le National Remuneration Order.

Ganesh Ramalingum, président sortant d'ACT, a, lui, confirmé les bons résultats de ce groupement, tant sur le plan des collaborations que des réalisations. Il a affirmé que le développement du secteur des télécommunications a progressé, que le cadre juridique a été amélioré et que la formation a été fortement encouragée afin de faire de Maurice une cyber-île.

Toujours à propos des réalisations, il a rappelé que le tarif pour la licence (licence fee) de la téléphonie longue distance (international long distance telephony) a été réduit, mais que les négociations avec Mauritius Telecom se poursuivent pour celle des centres d'appel et pour les "terminaisons d'appels". La licence pour la bande passante est, elle, passée de 11 500 USD à 7 700 USD. L'entité ACT a aussi pris des initiatives pour lutter contre les spam mails.

Encourager les nouveaux venus

La législation du travail pour le secteur a aussi été améliorée, devenant maintenant très proche de celle de la zone franche d'exportation (export processing zone), soit 195 heures par mois, sans tenir compte du nombre de jours, a précisé pour sa part François de Grivel. ACT a aussi aidé le Human Resources Development Council à mettre en place un programme de formation pour 200 agents, a ajouté Ganesh Ramalingum.

Considérant le pays sous l'angle d'un centre d'échanges de télécommunications, ACT s'est dit en faveur d'un deuxième câble de communication internationale, en prévision de panne du SAFE, ce qui s'est produit en plusieurs occasions. Les membres d'ACT veulent même être parties prenantes du projet, proposant le prix de 2 000 USD pour deux mégabytes.

Ces membres comptent aussi mieux se connaître et développer davantage leur collaboration avec le ministère des Télécommunications, le National Computer Board et Mauritius Telecom. Ils souhaitent que le Board of Investment encourage les nouveaux venus dans le secteur et respecte le code d'éthique, et sont persuadés que la dynamisation d'ACT passe par sa reconnaissance auprès des acteurs de l'économie.

Lors de cette assemblée, Etienne Sinatambou, ministre des Télécommunications, a déclaré que désormais, la politique du gouvernement en la matière et celle de l'Information and Communication Technologies Authority vont dans le même sens que les objectifs d'ACT.

(SOURCE : L'Express)