Maurice a signé son entrée sur le câble Eassy

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Evénement d'envergure pour le monde des technologies de l'information et de la communication (Tic) lundi. Le ministre de la Technologie informatique et des télécommunications, Etienne Sinatambou, a officiellement signé l'adhésion du pays à l'ambitieux projet EASSy (Eastern Africa Submarin System). Long de 9 900 km, ce câble sous-marin à fibres optiques reliera les pays du sud de l'Afrique à ceux du côté est du continent au reste du monde. " Avec le EASSy, nous espérons pouvoir couper les coûts par deux ou par trois ", confie Etienne Sinatambou.

Actuellement, les opérateurs doivent payer 7 900 US$ par mois pour une liaison de deux mégabits sur l'Europe en passant par le SAFE, seul câble sous-marin à fibres optiques auquel Maurice est connecté. Un coût qui est jugé bien trop élevé par les compagnies actives dans le secteur.

Se connecter à un second câble de ce type permettra aussi d'avoir une alternative en cas de panne sur le SAFE. Avec l'EASSy, le pays garantira son expansion dans le domaine des nouvelles technologies.

"Nous sommes témoins de la construction d'un pont numérique entre l'Afrique et le reste du monde", affirme Edmund Katiti, Policy & Regulatory Advisor de l'e-Africa Commission du NEPAD, qui pilote le projet.

Pour Maurice et 22 pays africains qui participent au projet, l'EASSy demandera un gros investissement. Maurice aura à trouver 10 millions de US$ (Rs 330 millions).

Comme l'indique le ministre Sinatambou, le gouvernement compte sur deux sources, à savoir la Commission de l'océan Indien et l'European Union Funding, qui ont des programmes conçus pour aider au décollage du secteur des Tic. "Le gouvernement est également libre d'investir à travers des compagnies dont il est le principal actionnaire", précise Edmund Katiti.

Le secteur privé mauricien est aussi invité à participer. "Les opérateurs sont intéressés à participer au projet en termes d'actionnaires. Nous attendons maintenant qu'ils nous expriment officiellement leur intérêt", ajoute Etienne Sinatambou.

"Le SAFE atteindra sa capacité maximale d'ici deux ans. L'EASSy est une extension nécessaire de notre capacité", assure François de Grivel, président d'ACT, association regroupant le secteur des Tic.

(SOURCE : L'Express)