MISE EN SERVICE  EN FEVRIER 2007 DU LOGICIEL COMPTABLE DE LA BANQUE CENTRALE DU CONGO RDC

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La Banque centrale du Congo (BCC) aura un grand rôle à jouer dans la marche de la troisième République. \

Pour y parvenir, il faudra que l'Institut d'émission en sa qualité d'autorité monétaire de la République démocratique du Congo, s'adapte dans le strict minimum aux mutations qui s'opèrent à l'échelle pour se mesurer à se rapprocher aux standard internationaux d'une banque centrale. D'où, l'accélération de son plan de modernisation que le gouverneur de la Banque centrale du Congo, Jean-Claude Masangu Mulongo, a circonscrit les grandes lignes et dégagé les perspectives de mise en oeuvre de ce « grand chantier » le vendredi 29 décembre 2007 lors de la cérémonie de présentation des voeux au personnel de la Banque organisée dans la cour extérieure de l'Institut d'émission.

Ce que le gouverneur appelle le « grand chantier de modernisation de la Banque » consiste en l'implémentation d'équipements informatiques et de télécommunications ainsi que de plusieurs logiciels. L'ambition, a-t-il dit, est de « doter l'Institut d'émission d'un système de gestion capable de répondre aux besoins d'information comptable, financière et administrative en un temps record tant pour moi-même que pour le gouvernement, les agents économiques et partenaires extérieurs ».

Dans le cadre de la mise en oeuvre de grands axes de ce plan de modernisation de la Banque centrale du Congo, il y a notamment la mise en service dès février 2007 du logiciel comptable et financier de la Banque centrale. En même temps, Masangu Mulongo a annoncé l'utilisation à cette échéance du nouveau plan comptable de la Banque centrale qui a été d'ores et déjà jugé « conforme aux normes nationales et internationales en la matière ». Ce dernier, a précisé le gouverneur, a été soumis à l'approbation du Conseil permanent de la comptabilité au Congo, avant d'être sanctionné par un décret du président de la République. Outre les fonctions comptables, ce logiciel permettra aux utilisateurs de correspondre par voie électronique, aussi bien en intranet qu'en internet.

Dans le même cadre, la Banque centrale se prépare également à se doter d'un logiciel pour la gestion des réserves de change appelé «logiciel salle des marchés». Celui-ci est en test production depuis février 2006 et sera opérationnel mi-janvier 2007. En plus de la saisie, du suivi des opérations en devises, des contrôles des limites transactionnelles et de l'édition des rapports, ce logiciel permet également de générer les confirmations des paiements Swift.

Enfin, le dernier projet majeur de modernisation est celui de l'installation du réseau de télécommunication entre le siège de l'Institut d'émission à Kinshasa et les 39 points d'exploitation de la Banque communément appelé «projet Vsat». Ce projet permettra, selon le gouverneur de la BCC, la gestion en temps réel de façon interconnectée de tous ces points. Son installation en cours de réalisations est prévue en deux phases dont la première concerne Kinshasa et les directions provinciales et la deuxième a trait aux agences autonomes et aux agences mandataires.

Les cinq chantiers qu'a promis de réaliser le président Joseph Kabila dans les cinq années à venir n'ont pas été oubliés dans l'allocution du gouverneur de la BCC. Comment la Banque centrale entend contribuer à la réalisation de pari ?

Selon le gouverneur Masangu, la Banque centrale compte s'y prendre à travers cinq objectifs. Il s'agit par ordre de priorité de : défendre le pouvoir d'achat en ramenant le taux d'inflation annuel de deux à un seul chiffre ; stabiliser davantage et de manière durable le Franc congolais par rapport à la devise étrangère ; achever au plus vite la restructuration ainsi que la recapitalisation de l'Institut d'émission conformément aux recommandations de l'audit organisationnel international qui devaient être disponibles en juin 2007 et ainsi permettre à la Banque de se concentrer sur ses missions essentielles ; mettre en place progressivement d'ici 2009 un système financier performant appelé Système national de paiements et de règlements (SNPR) utilisant tous les moyens modernes de paiements tels que les cartes bancaires de débit et de crédit, les distributeurs automatiques de billets de banque, les cartes prépayées, le transfert électronique des fonds, le traitement automatique des chèques ; greffer au système national de paiements et de règlements au fur et à mesure de sa mise en place, les postes, téléphone et télécommunications, les institutions de la micro-finance et les mobilisateurs d'impôts et taxes, c'est-à-dire la Direction générale des impôts, la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations ainsi que de l'Office des douanes et accises.

Il faut dire que dans le cadre du renforcement des capacité de la Banque centrale, des actions ont été engagées depuis quelque temps pour accélèrer le processus de restructuration de l'Institut d'émission. Les grands axes de ce plan de restructuration sont contenus dans le plan stratégique du développement de la Banque centrale du Congo et du système financier national présenté en 2004.

Ce plan stratégique, échelonné de 2004 à 2010, est une véritable feuille de route qui définit d'où vient la Banque et le système financier national et où ils vont, par quel chemin et à quelle vitesse de croisière. Il évalue également les besoins exacts en expertise humaine ainsi qu'en ressources matérielles et financières. Il a des objectifs qualitatifs qui visent principalement la consolidation du dispositif de conduite de la politique monétaire, l'amélioration du système de gestion de la Banque centrale, le renforcement de la supervision des intermédiaires financiers ainsi que l'amélioration du système de compensation et de paiement.

Le budget global du plan stratégique est provisoirement estimé à 1,138 milliard Usd, soit en moyenne 227,6 millions Usd par an sur une période de cinq ans.

(SOURCE : Le Potentiel)