FLAG TELECOM ANNONCE LA CONSTRUCTION D’UN CABLE DE FIBRE OPTIQUE RELIANT LE KENYA A L’AFRIQUE DU SUD

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La société indienne Reliance Communications projète d’investir 1.5 milliards de dollars US dans quatre cables sous-marins pour permettre à Flag Telecom d’étendre son réseau à 23 nouveaux pays tout en réalisant la migration de l’ensemble de son système vers une infrastructure IP nouvelle génération. Un tronçon africain connectera le Kenya, le Mozambique, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, Madagascar et l’Ile Maurice.

Flag Telecom a déjà pré-sélectionné quatre sociétés pour la construction du cable et signera sous peu les contrats. Bien que la société reste prudente quant au calendrier exact, elle rapporte que les quatre projets seront complétés dans les trois prochaines années.

La structure de financement mise en place pour la construction du cable Falcon nous donne cependant des indications sur les possibilités de financement du cable africain. Les investisseurs ont le choix soit d’acheter en avance de la capacité à prix réduit soit de financer la station d’amérissage en contre-partie de capacité ou une combinaison des deux offres. Le contrat entre KDN et Flag pourrait inclure les deux, de la capacité à prix réduit et le financement de la station d’amérissage. Il faut remarquer que Flag aura la propriété du cable et en assura la gestion en tant que fournisseur privé.

Flag est décidé en faveur d’une stratégie de « gros volume à bas prix ». Lors d’une conférence de presse, le Président de Flag a dit « que nous vivons dans un monde dans lequel il y a trop de bande passante pour certains et pas assez pour d’autres – l’accès à la bande passante est inégal dans et entre les continents, les pays et les communautés. Le réseau nouvelle génération de Flag entend démocratiser l’accès numérique pour donner à tout le monde la possibilité de prendre part à cet important changement de vie… Qui plus est, la bande passante sera disponible… à des prix incroyablement abordables ». Il est à noter que le porte-parole de la société a été rétissant à indiquer des chiffres s’avançant seulement à dire que les prix seront définis au cas par cas ».

Ce projet de cable optique sous-marin n’a aucun lien avec le projet d’EASSy qui semble embourbé dans un protocole politique signé par une minorité de pays (dont certains ne sont pas très satisfaits). Le secteur privé est quant à lui indécis aussi par rapport à la signature du protocole. Si le protocole n’est pas amendé immédiatement, il est fort possible que les membres les plus riches du Consortium quittent la table de négociations condamnant le projet à mort.