* L’internet vue comme « une courroie de transmission » au Cameroun

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Cet ingénieur système vient de mettre en en ligne un site de commerce et d'affaires.

Vous êtes les webmaster du site Lesbizgo.com. C'est quoi ce nouveau concept qui ne se limite pas au commerce électronique ?

Nous sommes tout simplement une courroie de transmission entre l'offre en général et la demande. Nous faisons également, et surtout la promotion des entreprises et des oeuvres intellectuelles, notamment tout ce qui est mis en service pour le public. Nous sommes entrain de référencer une grande base de données sur les Etats-Unis : voyages, études, histoire, géographie, commerce. Après les Etats-Unis, nous allons le faire avec l'Union européenne puis ce sera le tour des Emirats Arabes Unis. Il y a là de vrais besoins et des problèmes à résoudre.

Comment parvenez-vous à collecter les informations tant au niveau national qu'international ?

Au niveau national, nous avons une équipe qui va sur le terrain faire du porte à porte. Là, puisque tout le monde est concerné, nous ne faisons pas de différence entre un ménage et une entreprise. Il y a une autre forme de collecte d'information qui se fait directement sur le site. Pour ce faire, il faut prendre soin de se procurer une " bizgocarte ", qui est un outil pour naviguer. Au niveau international, nous faisons des négociations avec des administrations et des chambres de commerce des pays concernés. La voie la plus privilégiée c'est Internet. Les informations nous sont envoyées par une passerelle.

Est-ce qu'il est vraiment possible d'établir une différence entre votre site et les sites similaires qui existent déjà ?

Au niveau national, c'est à dire au Cameroun, les sites qui font dans les annuaires (puisque le nôtre aussi a une partie annuaire), ne s'occupent que des grandes entreprises et des Pme. Or, à Lesbizgo.com, nous avons élargi notre champ d'action jusqu'aux débrouillardes : salons de coiffure, mécaniciens, les cabinets d'avocats, les notaires. Notre champ s'étend jusqu'aux entreprises comme les industries brassicoles, les compagnies pétrolières, etc.

Pour un utilisateur potentiel de vos services, qu'est-ce qu'il faut prévoir en guise de rétribution des informations recherchées ?

Notre politique est conçue de façon à ce que nos prix soient toujours les plus bas possibles. Nous n'exigeons pas de l'argent aux entreprises qui sont déjà référencées. C'est en ce moment là, qu'intervient alors la bizgocarte. C'est une carte qui fonctionne comme la carte de crédit et permet à son détenteur d'obtenir les infos disponibles sur notre site. Si vous n'avez pas de bizgocarte, vous n'aurez accès qu'aux informations qui sont gratuites à savoir les demandes d'emploi et tout ce qui concerne la religion ou encore la revue de la presse et précisément la une des journaux.

Pouvez-vous lever un pan de voile sur le coût de ce projet ?

Ce projet est actuellement évalué à environ 10 millions de Fcfa, engloutis dans le référencement, les logiciels, l'équipe de développement, le webmaster, les équipements informatiques, les espaces de travail, la machine qui produit les cartes etc.

(SOURCE : Le Quotidien Mutations)