SOUS LA HOULETTE DE L'ARPTC, LE CONGO RDC SE PREPARE AU LANCEMENT DES RESEAUX DE TELECOMMUNICATIONS DE 3EME GENERATION

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La Haute autorité des médias, la Fédération des entreprises du Congo, les équipementiers des télécommunications et la société civile ont été conviés vendredi 7 avril 2006 à la cérémonie organisée en ses installations par l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo dans le cadre des consultations préalables en vue du lancement en République démocratique du Congo des réseaux des télécommunications de la troisième génération (3G).

L'évolution technologique appelle à une mutation vers des nouveaux services ainsi que des nouvelles applications. Aussi, l'exploitation de la téléphonie de la troisième génération (3G) nécessite, pour les opérateurs qui s'y intéressent, d'acquérir une nouvelle licence appelée « Licence 3G ». La mise à disposition de cette nouvelle licence nécessite que de mesures préventives soient prises au regard des enjeux financiers importants qu'elle entraîne et aussi pour optimiser les ressources de l'Etat et garantir l'efficience du marché. En effet, le coût de la licence doit être déterminé après des études qui tiennent compte du nombre d'opérateurs à en bénéficier, de ceux qui en feront la demande, des services attendus, de la demande globale et aussi de la garantie du retour sur investissement.

La Rdc se prépare dès lors au lancement des réseaux des télécommunications de troisième génération. C'est à ce sujet que l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (Arptc), régulateur national dans le secteur des télécommunications, a associé vendredi dans une rencontre organisée dans sa salle de réunions la Haute autorité des médias, la Fédération des entreprises du Congo, les équipementiers et la société civile, à une réflexion en vue d'étudier la stratégie la plus efficace à mettre en oeuvre pour atteindre cet objectif.

En effet, a dit le professeur Modeste Mutombo Kyamakosa, président du collège de l'Arptc, « après le grand succès qu'ont connu les réseaux de téléphonie mobile de deuxième génération (2G), qui consacrent la numérisation des systèmes mobiles », l'attention s'est portée désormais sur les réseaux de troisième génération.

Cette troisième génération des télécommunications a l'avantage de « résoudre un certain nombre de problèmes normatifs soulevés par la technologie de la deuxième génération, mais aussi, répondre au besoin grandissant de fourniture de services multimédia à haut débit sur les réseaux mobiles ».

Identifié sous le vocable IMT-2000 par l'Union internationale des télécommunications (Uit), le système des télécommunication de troisième génération se présente comme une norme globale comprenant une famille de technologies mobiles.

Cette action de normalisation que l'Arptc a l'ambition de mettre en oeuvre en Rdc porte donc sur l'identification des bandes de fréquences et l'universalité des services.

L'introduction de la technologie des télécommunication de troisième génération nécessite une véritable appropriation de tous les opérateurs du secteur. A ce propos, le professeur Mutombo Kyamakosa a fait savoir « dans le but d'approfondir la réflexion sur l'introduction des Imt-2000 en Rdc, l'Arptc se propose de procéder à une consultation publique. Il s'agit, à travers cette démarche, de « recueillir l'avis des acteurs du secteur des télécommunications et du grand public sur les enjeux et les conditions d'attribution des licences 3G ». Cette consultation publique qui portera sur les aspects techniques, économiques ainsi que les conditions et modalités d'attribution des licences 3G est supposée s'adresser à tous les opérateurs télécoms, des fournisseurs de services, des équipementiers et des membres de la société civile.

En levant cette option dans la phase préliminaire du lancement du système 3G en Rdc, l'Arptc pense inscrire le processus dans une démarche qui tient compte des objectifs de l'Etat congolais en matière de télécommunications, de la rentabilité financière des opérateurs et de la satisfaction du consommateur. Toutefois, le professeur Mutombo Kyamakosa a reconnu que le lancement du système 3G en Rdc va soulever certains problèmes en Rdc, notamment le partage des infrastructures - telles que l'allocation des sites, des antennes, des stations de base, etc. - entre les opérateurs par le fait de l'absence sur le sol congolais d'un opérateur historique qui dispose des infrastructures adéquates sur lesquels les autres opérateurs peuvent se greffer. Le secteur étant beaucoup plus dominé par les opérateurs privés, le président de l'Arptc a souligné la nécessité de « réguler cette concurrence pour permettre à tout le monde à bénéficier des infrastructures moyennant un coût ».

(SOURCE : Le Potentiel)