Sabotage des installations de l'ONATEL - 40% du BURKINA FASO étaient coupés du monde

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Lundi 24 et mardi 25 avril, tout l'Est du pays, sur le plan des télécommunications assurées par l'Office national des télécommunications (ONATEL), a été coupé du reste du Burkina et du monde.

C'est la conséquence d'un sabotage de la fibre optique au niveau de Gampéla. Les techniciens de l'ONATEL ont vite fait de rétablir l'ordre, et la gendarmerie a ouvert une enquête.

Pas de téléphone fixe, pas de téléphone cellulaire, pas d'internet, pas de fax, pas de télévision... C'est le cauchemar en grandeur nature que les populations de la partie est du Burkina (Fada, Tenkodogo, Koupéla, une partie de Kaya, Bogandé, etc.) ont vécu du lundi 24 avril à 21 heures au mardi 25 avril à 19h08.

Ainsi, de Gampéla jusqu'aux frontières du Burkina avec le Togo, le Bénin et le Niger, soit sur près de 40% du territoire national, les communications étaient interrompues.

On imagine bien alors la galère dans laquelle furent plongées les populations, ainsi que les gâchis et les pertes que cette malheureuse situation a provoqués chez les opérateurs économiques qui ne pouvaient ni joindre ni être joints par leurs partenaires.

Il en est de même au niveau des différents postes des forces de défense et de sécurité, qui peinaient à joindre leur base pour donner des informations ou recevoir des instructions. Idem dans les directions provinciales et régionales des structures étatiques.

Mais comment en est-on arrivé à une telle situation apocalyptique ? C'est à cause du sabotage de la fibre optique qui permettait de desservir toute cette zone.

En effet, dans les parages de Gampéla, à la sortie est de Ouagadougou, des individus malintentionnés ont ouvert une « chambre », c'est-à-dire une borne de raccordement et y ont sectionné la fibre optique.

Du coup, toute la zone territoriale raccordée sur cette partie de la fibre a été coupée du Burkina et du reste du monde.

Dès que l'ONATEL s'est aperçu des dégâts, sa Direction générale et sa Direction technique se sont rendues sur les lieux du « crime », accompagnées par la gendarmerie et une délégation de l'Autorité de régulation des télécommunications (ARTEL).

Une équipe technique s'est mise immédiatement à pied d'oeuvre et, après un véritable travail de fourmi, la fibre a été réparée, et les télécommunications rétablies à 19h08, ce mardi 25 avril 2006, dans l'ensemble des régions sevrées depuis 24 heures. Quel soulagement pour les populations !

Maintenant, reste à identifier les auteurs de ce forfait. A l'ONATEL, on suppose que cet acte de vandalisme est vraisemblablement l'oeuvre de personnes initiées au métier des télécoms, car la fibre a été coupée avec un « professionnalisme » certain.

Mais on a de la peine à comprendre les motivations de ces malfrats, d'autant plus que la fibre optique est une matière peu utilisable en dehors du secteur des télécoms.

Alors, la nationale des télécommunications se demande si ce sabotage n'a pas été fait « uniquement pour nuire à l'ONATEL et, surtout, au Burkina. Mais alors dans quels desseins ? »

C'est pour cela que le leader des télécommunications au Burkina invite les autorités du pays à prendre à bras-le-corps ce problème récurrent de la sécurité des installations des télécommunications, maintes fois sabotées, car il y va de « la sécurité, de la stabilité et du développement du pays ».

L'Observateur Paalga