Les souscripteurs ALGERIENS à Ousratic attendent leurs micro-ordinateurs portables depuis plus de 20 jours

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La fameuse opération Ousratic, «Un PC pour chaque famille», lancée par le ministère de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication accuse beaucoup de retard, des dysfonctionnements énormes et des anomalies à la pelle sur le terrain.

Cela démontre que les mesures d'application de cette ambitieuse opération lancée quelque peu dans la précipitation n'ont pas pris en considération un certain nombre de situations et de paramètres assez déterminants dans le déroulement de ce projet. Pour preuve, plus de sept mois après son lancement et la forte campagne publicitaire qui l'avait précédée, suggérant la facilité de cette opération, Ousratic peine à se réaliser sur le terrain.

De plus en plus de citoyens séduits par cette formule n'arrivent toujours pas à voir le bout du tunnel. Si certains nantis, qui ne représentent même pas 0,01%, ont pu prendre possession de leur micro-ordinateur, les autres demeurent confrontés aux aléas de cette opération.

A Oran, seul Al fatron a pu répondre à une partie des premières demandes libérées par les banques publiques, l'autre fournisseur et partenaire de cette opération a failli à ses engagements. Il s'agit de la prestigieuse boîte EEPAD, censée pourvoir cette opération d'ordinateurs portables. Seulement, on croit savoir auprès des responsables de l'antenne d'Oran que l'EEPAD n'arrive pas à assurer l'approvisionnement de cette opération, en tout cas pour ce qui est du cas d'Oran.

En effet, cela fait plus d'un mois que les souscripteurs attendent leurs ordinateurs portables sans qu'une réponse claire leur soit donnée. «On nous a demandé de patienter 15 jours pour en prendre possession, mais une fois l'échéance à terme, on nous demandera de patienter encore 15 autres jours, sans pour autant être sûrs que les portables allaient être livrés. On nous dit toujours que c'est Alger», note un souscripteur. Pourtant, la banque avait livré les contrats d'engagement qui font office de bons d'achats à l'EEPAD depuis plus d'une vingtaine de jours.

De même que les virements sont effectués au fur et à mesure que les dossiers sont complétés par les bénéficiaires. On apprend également que les premiers versements ont été effectués par les souscripteurs qui n'ont toujours pas reçu leurs PC. Au niveau de l'agence de l'EEPAD à Oran on nous signale que «la boîte, submergée par la demande sur le territoire national, n'arrive pas à répondre à la demande».

Alors à quoi bon intégrer une telle opération et prendre autant d'engagements en tant que «partenaire», si on n'a pas la capacité de les honorer ? La question reste entière et même le site Internet et la multitude de numéros qui s'y trouvent ne servent à rien finalement. Pour preuve, nous avons tenté de joindre cette boîte par téléphone et par e-mail, mais en vain.

(SOURCE : La Tribune)