Tunisie numérique» sur le terrain

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La très jeune association ne manque pas d'audace et croit dur comme fer que grâce aux Ntic, beaucoup d'emplois peuvent être créés

«Tunisie numérique», une association qui, déjà, fait parler d'elle, a été créée officiellement en mai 2005, elle a déjà plusieurs actions à son actif malgré le manque de moyens et un local qui fait cruellement défaut.

Militant sous la casquette d'association de développement, elle oeuvre pour soutenir les nouveaux diplômés dans le lancement d'un projet ou la recherche d'un emploi dans le domaine des nouvelles technologies de l'information et de la communication (Ntic).

«Je suis profondément convaincue qu'avec peu de moyens, on peut arriver, grâce aux Ntic, à créer beaucoup d'emplois», nous confie Mme Monia Derwiche-Mokaddem, présidente de l'association, pharmacienne de son état, ex-maire de la ville de Den-Den, militante de longue date de la société civile et surtout «mordue» d'informatique. Et d'ajouter :«En pensant à la création de notre association, nous avions à l'esprit les objectifs ambitieux du programme présidentiel "Pour la Tunisie de demain". Notre engagement pour le soutien de ce projet ne pouvait être que sous une forme active».

Un «nous» qui comprend plusieurs cadres et enseignants, universitaires, dont, entre autres, le Pr Mohamed Hamdane, directeur de l'Institut de presse et des sciences de l'information (Ipsi), le Dr Elyès Ben Marzouk, président de Jeunes médecins sans frontières (Jmsf), coordinateur pour la société civile tunisienne au Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI), Mme Zohra Gharbi, chef de département à l'Ipsi, M. Moncef Balti, ingénieur agronome, Mme Sonia Abdellatif, ingénieur, Mme Houda Nefzaoui, juriste, M. Mohamed Aïdoudi, architecte, M. Kamel Dhaoudi, ingénieur informaticien.

«C'est en attrapant le virus de la vie associative à Jmsf et dans plusieurs autres structures que j'ai eu l'initiative avec mes coéquipiers de fonder l'association», explique notre interlocutrice. Puis de préciser que sa participation aux côtés du Dr Ben Marzouk au processus préparatoire du SMSI dans ses deux phases qu'elle a élargi sa vision à propos de la révolution numérique.

Et c'est ainsi que l'association a organisé un panel dans le cadre du programme événements parallèles du SMSI, en novembre 2005, à Tunis. Thème traité : «Rôle de la société civile dans la création d'emplois pour les diplômés du supérieur dans le domaine des Ntic».

Avant cela et en juin dernier, l'association avait organisé, à Tunis, un workshop avec pour thème «Petites et moyennes entreprises dans le domaine des Ntic et société civile, partenariat croisé». Une rencontre ayant été enrichie par la participation d'experts étrangers venus du Canada, de France et de Suisse.

«Tunisie numérique» s'active actuellement pour l'organisation en juin prochain d'un workshop de perfectionnement en Ntic au profit des étudiants, au sein même de leur établissement d'enseignement supérieur. Cela a un nom aux antipodes du virtuel. Cela s'appelle du concret.

(SOURCE : La Presse)