La Sociladra s'attaque à la piraterie des logiciels au Cameroun

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Un atelier d'information destiné aux entreprises du secteur privé a traité de la question.

Le chiffre donne le tournis. Près de 80% de logiciels utilisés dans les entreprises camerounaises sont des copies illicites. C'est le résultat d'une étude récente menée par un cabinet d'études (IDC). Commentant l'ampleur du phénomène de la piraterie, Hubert Mono Ndzana, PCA de la Société civile des droits de la littérature et des arts dramatiques (Sociladra) a fait une incursion dans l'analogie. Il a utilisé une image. Dans une carte illustrant la contrefaçon des logiciels informatiques, un point noir accompagne notre pays pendant que le blanc symbolise des nations comme les Etats-Unis. L'exposé de Hubert Mono Ndzana a principalement marqué la cérémonie d'ouverture de l'atelier d'information et de sensibilisation des entreprises du secteur privé sur le droit d'auteur des logiciels ou programmes d'ordinateurs, qui s'est déroulé hier dans un hôtel de la ville.

Après un premier séminaire organisé à Yaoundé à l'intention des administrations publiques, Douala, capitale économique, prend le relais de cette sensibilisation. Cette fois ci, les opérateurs économiques du secteur privé sont visés par le cours de pédagogie. Après la sensibilisation, la Sociladra va passer à l'étape du contrôle et de la répression a prévenu Mono Ndzana. Les responsables de cette société de droit d'auteur ont fait un constat aussi désarmant que déroutant. La contrefaçon des logiciels informatiques prend des proportions inquiétantes au sein des entreprises, des ménages et des administrations. Mandatée par les pouvoirs publics pour administrer et promouvoir, entre autres missions, le droit d'auteur des oeuvres de catégorie " A " qui comprennent les logiciels et les bases de données, la Sociladra s'attaque à l'élimination de la piraterie.

Dans ce combat, la corporation n'est pas seule. Elle a le soutien des autorités publiques. Le gouverneur de la province du Littoral était représenté aux assises par son conseiller aux Affaires juridiques. L'armature juridique encadrant les oeuvres de catégorie " A " a été rappelée aux séminaristes. Les lois, les conventions, les traités, les accords et d'autres textes subordonnent l'exploitation d'un logiciel à l'autorisation préalable de l'éditeur qui est dans le cas d'espèce Microsoft. La firme de Bill Gates, à travers Marius Moantsoga, son représentant en Afrique centrale, a pris une part active aux travaux marqués par la présence notable des chefs d'entreprise et du directeur régional de la CMC dans le Littoral.

(SOURCE : Cameroon Tribune)