Les logiciels piratés maintiennent leur emprise sur le marché mauricien

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Le piratage poursuit son infiltration nocive dans les industries de l'informatique.

Une récente étude estime que les logiciels contrefaits ou piratés occupent deux tiers du marché à Maurice.

L'enquête est commandée par la Business Software Alliance (BSA), une organisation professionnelle regroupant les développeurs de logiciels commerciaux et leurs partenaires constructeurs. La BSA a pour mission d'encourager l'émergence d'un environnement numérique légal et sécuritaire. L'étude fait une photographie de l'étendue du piratage des logiciels à l'échelle mondiale.

Selon l'étude, Maurice n'a pas progressé par rapport à sa performance de l'année dernière. Les conclusions de l'enquête chiffrent à "des millions de dollars" les pertes provoquées par le commerce illégal des logiciels dans le pays.

Le pays qui aspire à devenir un centre régional de services des technologies de l'information et de communications (TIC) a un urgent besoin de se ressaisir sur ce plan. Le non-respect des droits à la propriété intellectuelle fait tiquer les investisseurs potentiels et freine le décollage des TIC comme un moteur de croissance et de générateur d'emplois.

Les développeurs de logiciels locaux supportent mal la concurrence déloyale des marchandises piratées ou contrefaites. L'investisseur étranger, de son côté, ne s'intéresse pas à un marché qui ne lui rapporte pas de gains intéressants.

La situation est encore plus grave sur le continent africain où le taux de piratage atteint même les 90 % dans certains pays, dont le Zimbabwe. Certains pays du Sud-Est asiatique, tel le Vietnam, sont également parmi les moins respectueux des règles.

"Le piratage des logiciels reste le principal obstacle à la réalisation du potentiel de l'économie de l'information sur le continent et, de fait, dans le monde entier", constate Stephan le Roux, président de BSA en Afrique du Sud.

Il y a un gros effort au niveau mondial pour faire reculer le piratage des systèmes informatiques d'exploitation et d'application, notamment. Une précédente enquête de la BSA avait suggéré que si le taux de piratage dans le monde baissait de 10 points (la moyenne mondiale est de 35 %), cela permettrait la création de 2,4 millions d'emplois, $ 400 milliards de croissance économique dans le monde.

"De nombreux facteurs expliquent les disparités régionales constatées dans le domaine du piratage : l'étendue de la protection de la propriété intellectuelle, la disponibilité de logiciels piratés, les différences culturelles et les tendances du marché liées à l'informatique", affirment John Gantz, directeur général des études chez IDC, le cabinet qui a réalisé le sondage.

(SOURCE : L'Express)