Tunisie, Entre la puce et le PC

Actualités informatiques

Les résultats du bac de cette année ont confirmé la place de choix qu'occupent les nouvelles technologies de communication dans la vie de tout un chacun et consacrent l'importance de ces nouveaux outils de communication pour l'accès à l'information.

Depuis jeudi, les recherches se sont multipliées à travers les différentes réseaux et systèmes de communication en quête d'un résultat qui s'est fait longuement attendre.

D'abord, ce fut le SMS et là quelle que fût la situation, la quasi totalité des ajournés ont recouru à ce procédé, même ceux qui ne disposaient pas d'un portable se sont rabattus sur un ami, un camarade de classe ou sur un voisin pour l'envoi d'un message.

Ce fut ensuite au tour de l'Internet et du serveur vocal d'être pris d'assaut depuis la mi-journée de samedi.

De nombreux candidats nous ont déclaré, les uns dans la joie, les autres dans l'amertume, que les Ntic ont été salutaires pour un accès rapide à l'information.

Il n'y a plus de raison d'attendre les déclarations des résultats au lycée, car celles et ceux qui ont opté pour les nouveaux modes d'information ont obtenu ce qu'ils voulaient.

Toujours est-il que certains parents nous ont déclaré que des lacunes ont été parfois constatées au niveau de l'attribution des notes, que ce soit par Internet ou par SMS «Les notes ne sont pas les mêmes ici et ailleurs», nous confie un médecin de la place dont le fils a réussi avec brio au bac scientifique.

«On ne s'est pas contenté du SMS», nous a précisé Hichem qui a franchi le Rubicon avec près de 15 de moyenne sur 20. Son camarade Riadh du lycée de Sakiet Sidi Youssef a lui aussi décroché son bac technique avec plus de 17/20. Tous deux ont consulté l'Internet, envoyé des SMS et écouté le serveur vocal. «C'est tout simplement pour en avoir le coeur net et la conscience tranquille», remarque Riadh qui compte partir en France pour poursuivre ses études. Son frère et sa soeur y sont déjà installés. Tous ont réussi avec de fortes moyennes.

Au-delà de toute considération et au regard de la métamorphose qu'a connue le pays en matière de technologies de communication, on ne peut que confirmer la place que les Ntic occupent désormais dans notre vie.

Même les profanes et les vieux y voient un salut et l'on considère que le passage obligé par Internet pour l'inscription dans les établissements d'enseignement supérieurs dès la prochaine rentrée est une décision sage qui illustre, si besoin est, la détermination de la Tunisie de l'ère nouvelle à se hisser du diapason des pays avancés et où les technologies de communication modernes sont largement utilisées.

Qu'importe, nos bacheliers se sont bien investis entre puce et PC.

L'inlassable rituel du surf et de la navigation est désormais irréversible.

Le progrès continue.

(SOURCE : La Presse)