GABON TELECOM ENVISAGE DE LICENCIER 585 AGENTS

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La compagnie nationale de téléphonie Gabon Télécom envisage de licencier, pour motif économique, 585 agents, selon une correspondance de la direction générale de l'entreprise adressée aux responsables provinciaux.

Selon cette lettre dont GABONEWS a obtenu une copie, le licenciement concerne 494 contractuels de droit privé et 91 fonctionnaires, qui sont ainsi éligibles au plan d'action mis en place par le comité de privatisation.

Le 8 août dernier l'administration de Gabon Télécom a dressé une liste nominative des agents concernés par cette première phase de licenciement, a-t-on appris.

« L'application intégrale de cette première phase est prévue avant le 31 décembre 2006 », précise la lettre du 8 août.

Le 5 août dernier, les salariés de Gabon Télécom regroupés au sein du syndicat des professionnels des postes et télécommunications (Sypropostel) ont protesté contre le non-respect, par le gouvernement, du plan social de l'entreprise notamment la réduction de l'indemnité de perte d'emploi (IPE).

Ces agents , qui acceptent que la réduction des effectifs dans une entreprise en privatisation est une bonne chose, estiment cependant qu'il faut assurer des bonnes conditions de vie aux travailleurs déflatés en leur reversant une IPE conséquente.

Selon le secrétaire général du Sypropostel, Jonas Ligombé, le 28 juillet dernier, le gouvernement a décidé de manière unilatérale de réduire l'indemnité des personnes inscrites au registre des départs.

« Une partie signataire de l'accord a modifié les textes en insérant des blocages législatifs qui, à coup sûr, nous porterons préjudice », a déploré M. Lingombé ajoutant que les syndiqués du Sypropostel n'admettront pas la duperie dont ont déjà été victimes les employés de certaines entreprises à qui l'on reversait 5 millions au lieu de 50 millions de FCFA.

En juillet, le Sypropostel avait appelé à un arbitrage du chef de l'Etat Gabonais Omar Bongo Ondimba « afin qu'il s'approprie ce dossier, qui pourrait desservir notre nation, si les apprentis sorciers que nous soupçonnons vouloir l'escamoter, continuent d'oeuvrer librement », avait martelé Jonas Lingombé, secrétaire général du Sypropostel.

Le processus de privatisation de Gabon Télécom (avec 1 450 employés dont 44% de fonctionnaires) a été émaillé de quelques difficultés.

Un premier appel à candidatures avait été lancé en août 2002. Sept opérateurs de télécommunications avaient répondu à cet appel. Il s'agit de : France Télécom, le norvégien TeleNor, le portugais Portugal Telecom, l'allemand DTCON, le marocain Maroc Telecom, le coréen Corea Telecom et le chinois ZTE.

Une nouvelle consultation a été lancée en juillet 2003 pour l'ouverture de 35% du capital de Gabon Télécom, couplée à un contrat de gestion. Cinq opérateurs ont répondu : le norvégien Telenor, l'allemand Dtcon, Maroc Telecom (Vivendi Universal 35%), le chinois ZTE, ainsi que le sénégalais Sonatel (filiale de France Télécom) qui n'avait pas répondu à la consultation lancée fin juillet 2002.

(SOURCE : Gabonnews)