PIRATAGE DE LOGICIELS - EN AFRIQUE SEULE UNE COPIE SUR DIX EST PAYEE

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A côté du piratage de la création musicale et filmographique, il existe un autre phénomène d'ampleur mondiale et qui touche un produit très usité de nos jours avec le développement de la Société de l'information basée sur l'usage des Nouvelles technologies de l'information et de la communication.

Le taux mondial de piratage des logiciels utilisés dans les ordinateurs sera de l'ordre de 35% au plan mondial. En Afrique, des pays atteignent 90 % et malgré une diminution de 2 points en 2006, le Sénégal est à 82 % de taux de piratage de logiciels.

L'utilisation de logiciels informatiques connaît un taux de piratage de 82 % au Sénégal, estime une étude réalisée dans 97 pays du monde par la société d'études de marché et de prévisions IDC qui est un groupe mondial de conseil et d'étude de marchés dans le secteur de l'informatique et des télécommunications.

Les résultats de cette étude sont obtenus avec le concours de plus de 775 analystes répartis dans quelque 50 pays à travers le monde.

Si la moyenne sénégalaise a reculé de 2 points pour ce taux de piratage, il n'en constitue pas moins une perte importante en millions de dollars pour l'économie nationale, selon cette étude.

Elle a été publiée par la Business software alliance (BSA) à la fin du mois de mai 2006 et elle s'inquiète, avec raison, de la prolifération dangereuse de ce phénomène de piratage. Bsa, en ce qui la concerne, est une organisation professionnelle représentant les développeurs de logiciels commerciaux et leurs partenaires constructeurs.

Apparemment les mesures prises par les pouvoirs publics, les sociétés technologiques et les entités judiciaires pour sensibiliser les populations aux dangers de l'utilisation de logiciels illégaux sont restées quasi-nulles, si l'on en juge par les chiffres de cette étude. Dans certains pays africains le taux de piratage atteint 90 % , mais le piratage n'est pas une exclusivité africaine puisque les chiffres sont également restés inchangés dans le monde, avec un taux de 35 % ; c'est le même taux enregistré au cours de l'année 2005.

La conséquence de ce phénomène est estimée en perte financière pour au moins 34 milliards de dollars américains au plan mondial.

Pour la région Moyen-Orient et Afrique les pertes étaient évaluées l'an dernier à plus de 1,6 milliard dollars Us (plus de 950 milliards CFA).

L'étude avance que la moyenne pour l'ensemble des pays africains pris en compte, dépasse les 70 % de taux de piratage. Le Zimbabwe et le Vietnam se disputent le titre de pays au taux le plus élevé : 90 %. « Le piratage de logiciels reste le principal obstacle à la réalisation du potentiel de l'économie de l'information sur le continent et, de fait, dans le monde entier », a déclaré Stephan le Roux, président de BSA en Afrique du Sud. « Cela devient encore plus inquiétant lorsqu'on s'aperçoit que dans certains pays du continent, seule une copie sur dix des logiciels commercialisés a été légitimement payée ».

(SOURCE : Le Soleil)