Cameroun" Intervue avec Jean-Louis Beh Mengue, D-G de l'ART : "Il y a environ deux millions d'abonnés"

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Comment se porte le secteur de la téléphonie cellulaire au Cameroun du point de vue du régulateur ?

Le marché des télécommunications au Cameroun est en pleine effervescence. Vous savez que nous avons commencé il y a quelques années avec 5000 abonnés au téléphone cellulaire. Mais aujourd'hui, nous sommes pratiquement à deux millions. CAMTEL a pris des dispositions depuis le moment où on lui a donné la possibilité de réhabiliter son réseau pour être prête afin d'apporter au moins 300.000 lignes. Avec 15 millions de Camerounais, on peut espérer avoir cinq à six millions d'usagers du téléphone mobile. ça me semble être une bonne perspective.

Mais, il reste que la qualité du service laisse parfois à désirer ?

Nous faisons attention à ce qui concerne la qualité du service. L'ART a pour mission de s'assurer de la qualité du service. Ce que nous avons fait dans un premier temps c'est de mettre au point les normes et mesures de qualité de service. Ensuite, on a délimité les zones compte tenu des cahiers de charges des opérateurs. Maintenant, nous envoyons des gens sur le terrain pour évaluer ce qui est fait et nous rendre compte afin que nous puissions savoir si la qualité des services rendus par les deux sociétés répond aux standards.

La couverture géographique est également incomplète ?

La couverture est presque faite. Vous savez qu'on avait demandé aux deux sociétés d'aller phase par phase. Il me semble qu'elles sont même au-delà de ce qu'on leur avait demandé. C'est vrai qu'il reste des poches où il n'y a pas de réseau de téléphone portable. Mais je crois que très rapidement, la situation sera arrangée.

Plusieurs usagers estiment que le coût des communications reste élevé ?

Les prix baissent. Vous savez qu'il y a quelques mois, la minute de communication coûtait 300 FCFA. Ensuite, c'est passé à 250 F, puis à 200 F et aujourd'hui, c'est 150 F. Vous pouvez le vérifier dans les call box installés sur le bord de la route. C'est passé de 300 à 150 F. Même si on est aveugle, on sent que les choses baissent. Nous travaillons effectivement dans les catalogues d'interconnexion pour nous assurer que ça va baisser de plus en plus.

Comment appréciez-vous l'exécution du cahier de charges ?

En gros, il est respecté. S'il n'est pas respecté, nous allons sanctionner.

Quelles perspectives pour le marché ?

Je crois qu'elles sont bonnes pour le Cameroun. Nous espérons qu'avec la mise en place du nouveau système de télécommunication cellulaire avec CAMTEL, le Cameroun pourrait bénéficier d'un service d'une bonne qualité.

Cameroon Tribune