Algerie: Les cybercafés et les salles de spectacles - le gouvernement tranche

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Les cybercafés et les salles de spectacles ne sont plus sommés de cesser leurs activités à minuit

Les 5 000 cybercafés d'Algérie, selon les chiffres officiels, ne sont plus sommés de cesser leurs activités à minuit. De toute apparence, le gouvernement a reculé sur une décision qui s'est avérée impossible à appliquer aux cybernautes. Pour ces derniers aussi bien que pour les propriétaires des cybercafés, et les habitués «des salles de spectacles» selon la définition gouvernementale, l'essentiel de l'activité est nocturne. Beaucoup de ces commerces font leurs bénéfices grâce à la formule de la nuit blanche. C'est ce qui a peut-être incité le gouvernement à revoir et à corriger sa première copie.

Le décret exécutif n°05-268 du 25 juillet 2005 paru dans le Journal officiel du 25 juillet modifie donc, le décret exécutif n°05-207 du 4 juin 2005 fixant les conditions et modalités d'ouverture et d'exploitation des établissements de divertissements et de spectacles, autorise désormais les cybercafés à rester ouverts toute la nuit. Il permet également l'ouverture de salles de spectacle de 14h à 6h du matin. Selon l'article premier du décret n°05-268, le chef du gouvernement modifie les dispositions de l'article 23 du décret exécutif n°05-207 pour préciser qu'à «l'exception des cybercafés, les horaires d'exploitation des établissements de divertissements s'étalent entre 8h00 du matin et minuit au plus tard. Et de souligner que «les horaires d'exploitation des établissements de spectacles s'étalent entre 14h00 et 6h00 du matin au plus tard».

Pour rappel l'ancien décret daté du 4 juin 2005, impose aux gérants de cybercafés, classifiés «établissements de divertissements», une nouvelle procédure d'autorisation et de nouveaux horaires d'ouverture. Le nouveau règlement, précise le texte publié dans le Journal officiel daté du 5 juin 2005, a été décrété par le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia sur le rapport du ministre de l'Intérieur, Yazid Zerhouni, et touche la gestion des établissements de divertissements que sont les salles de jeux, les vidéothèques, les médiathèques, les aquaparcs en plus des cybercafés ainsi que les établissements dits de spectacles cités dans le décret que sont les salles de cinéma, les théâtres, les cirques, les cabarets, les boîtes de nuit ou les night-clubs, les dancings ou les discothèques et les salles des fêtes. Les horaires, appliqués selon le décret modifié aux «établissements de divertissements» s'étalent de 8h00 à minuit. Selon lesdites dispositions, qui n'auront tout compte fait survécues que deux mois, Les cybercafés et salles de «spectacles» étaient tenus de couper la connexion et fermer leurs portes à minuit précise. L'infraction à la règle horaire entraînait, selon le décret, une suspension de l'autorisation d'exploitation pour une durée n'excédant pas six mois et une suppression de l'autorisation en cas de récidive.

La Tribune