RDC - TÉLÉCOMMUNICATIONS : LA BANQUE MONDIALE RÉAFFIRME SON ASSISTANCE À LA REDYNAMISATION DE L'ARPTC

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Le représentant résident de la Banque mondiale en République démocratique du Congo, Jean Michel Happi, a été l'hôte du président du collège de l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (Arptc), le professeur Modeste Mutombo Kyamakosa.

Au sortir de l'entretien qu'il a eu jeudi avec le président de l'Arptc, Modeste Mutombo Kyamakosa, le représentant résident de la Banque mondiale en Rdc, Jean Michel Happi, a fait savoir les deux parties ont mis à profit cette rencontre pour passer en revue les différentes étapes franchies dans la phase de mise en oeuvre de l'Arptc. Il s'est agi, plus particulièrement, a-t-il dit, d'une évaluation du cadre réglementaire de cette strcuture de régulation afin de la rendre plus performante sur le terrain.

Au regard de l'immensité des défis qui se dressent sur le chemin de l'Arptc, Jean Michel Happi a réaffirmé la disponibilité de la Banque mondiale à lui apporter toute son assistance technique. Entre-temps, il a invité le gouvernement à mobiliser les moyens nécessaires pour permettre à l'organe de régulation de jouer pleinement son rôle.

Concernant le contentieux qui oppose l'Arptc au ministère des Finances, au sujet notamment de la perception de la taxe de régulation, Jean Michel Happi a indiqué que les concertations étaient fort avancées entre différents acteurs étatiques pour trouver solution à ce problème sans pourtant amputer l'Arptc de ses moyens d'actions.

Il faut dire que la mise sur pied d'un organe de régulation de la poste et des télécommunications en Rdc répond aux exigences du secteur dont l'évolution à travers le monde font des postes et des télécommunications un atout majeur pour le développement durable et pour la réduction de la pauvreté dans les pays les moins avancés. Il s'agit d'un courant mondial dont s'inspirent tous les autres secteurs libéralisés (énergie, transport, medias etc.).

Elle répond également à la volonté politique des institutions de tout pays à économie libérale de promouvoir des investissements dans le secteur, d'assurer aux consommateurs un accès aux services de qualité à des prix abordables. Au regard de ces effets positifs, plus de 130 pays à travers le monde, dont 40 en Afrique, disposent des organes de régulation du secteur.

En Rdc, la création de l'Arptc s'inscrit dans le cadre des réformes initiées dans le secteur et ce à la suite de la constatation des disfonctionnements et de l'inadaptation des structures juridiques, administratives et économiques existantes au regard de l'évolution des marchés et des enjeux résultant des progrès technologiques dans ce domaine.

En Rdc, l'Arptc est chargée de : la régulation juridique en veillant à l'application des lois et des règlements qui les accompagnent et à contribuer à les adapter ; la régulation technique, à travers l'attribution des ressources rares telles la numérotation et les fréquences et également aussi la détermination des mécanismes d'interconnexion qui supposent une connaissance du fonctionnement des réseaux des télécommunications ; la régulation économique par l'analyse des situations du marché, le contrôle des tarifs et l'évaluation du coût du service universel ; la régulation sociale par la prise en compte des intérêts des consommateurs. Les missions de l'Arptc consistent essentiellement à assurer une concurrence effective et loyale, au profit des consommateurs ; assurer la sécurité juridique et réglementaire des investissements privés dans le secteur de la poste et des télécommunications ; assurer la promotion des Technologies de l'information et de la communication (Tic) en Rdc.

Le Potentiel