TECHNOLOGIE: CAP SUR L’ARCHIVAGE ÉLECTRONIQUE

Actualités informatiques

Un forum international sur la dématérialisation des documents s’achève ce jour à Yaoundé.

Combien de temps faut-il à un agent de la direction générale des Impôts pour retrouver, dans ses piles de documents, les fiches de déclaration de Tva (taxe sur la valeur ajoutée) d’un contribuable ? Les habitués des couloirs des administrations publiques camerounaises vous répondront qu’il s’agit-là d’un sacré calvaire. Au-delà de la conscience professionnelle des agents, qui manquent généralement de courtoisie ; il y a la complexité de la recherche, qui nécessite un travail de fourmis. Même les missions de contrôle et d’audit se trouvent empêtrées dans ce méli-mélo, à cause du caractère disparate des données.

C’est pour apporter une réponse à ces nombreux dérangements qu’un "Colloque international sur la signature électronique, la dématérialisation des documents et l’archivage légal sécurisé", a ouvert ses portes mercredi dernier à l’hôtel Hilton de Yaoundé. Organisées par Cinv-Cor Sa, une entreprise spécialisée dans l’archivage, ces assises auxquelles prennent part des experts Camerounais, tunisiens, algériens, et français, visent à "faire un état actuel de la situation [de l’archivage au Cameroun] et de la nécessaire transformation vers l’électronique au sein des administrations".

Selon les organisateurs, l’Agence de régulation des marchés publics (Armp) est, pour l’instant, le seul organisme local à avoir mené à terme, avec l’appui de la Banque mondiale, le processus de sécurisation électronique des procédures de passation des marchés publics. A la suite de l’Armp, le ministère de l’Economie et des Finances envisagerait également une meilleure organisation de la documentation relative à son information comptable et budgétaire. Le colloque de Yaoundé invite en effet à "une combinaison de l’obligation de transparence, d’archiver, et à l’utilisation des Tic pour améliorer le service public".

Faire entrer les administrations dans la société de l’information électronique ; la rationalisation, la production et la conservation des informations reçues par les entreprises camerounaises : les défis de la promotion de la "e-gouvernance" (télé procédure) semblent nombreux. A travers une intervention par visioconférence, Mme Paulette Guinchard-Kunstler, vice-présidente de l’Assemblée nationale française a fait part aux participants au colloque, de toute l’importance de la gestion documentaire moderne pour les pays africains en développement. D’ici la fin de cette conférence internationale prévue ce matin, 14 octobre 2005, des aspects liés au cadre légal, organisationnel et technique seront abordés par les experts. Les assises de Yaoundé sont les secondes du genre en Afrique, après celles tenues sur le même sujet en 2002, en Tunisie.

http://www.cameroon-info.net/cmi_show_news.php?id=16909

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