VINGT PAYS AFRICAINS ONT INTRODUIT DES CONNEXIONS INTERNET A HAUT DEBIT ET D’AUTRES PAYS VONT SUIVRE SELON UN NOUVEAU RAPPORT.

L'éditorial du mois

Entre 2001 quand les premières connexions internet à haut débit ont vu le jour et aujourd’hui, une variété de technologie de connexion à haut débit de type traditionnel ou sans fil ont été déployées à travers l’Afrique. Les premières connexions ont été déployées à partir de 2001 et la vitesse à laquelle elles sont déployées a augmenté à partir de 2003. Balancing Act a mené une enquête auprès d’une sélection de 100 fournisseurs qui à ce jour ont déployé des connexions internet à haut débit. Les technologies de déploiement ont changé au cours du temps : la tendance la plus récente a vu le déploiement sur des réseaux standards de WIMAX 802.16 permettant de fournir des connexions internet à haut débit jusqu’à une distance de 75 Km. Le rapport intitulé « African Broadband Markets » a été publié par Balancing Act et est disponible en CD-ROM. Le rapport analyse le développement de tous les types d’accès à haut débit en Afrique en s’appuyant sur une enquête menée auprès de 100 opérateurs africains.

Au moins 20 opérateurs historiques de télécommunications fixes ont déployé de l’ADSL jusqu’en septembre 2005, quelques-uns incluant Telkom en Afrique du Sud et Telecom Egypte offrant une large gamme de solutions sans fil (WIFI, FWA, CDMA2000, WIMAX). Dans ces pays où les opérateurs historiques ont déployé de l’ADSL, les FAI typiquement revendent des connexions à haut débit fourni par l’opérateur national. Cependant lorsque l’accès à la boucle locale est ouvert, quelques FAI ont installé leur équipement DSLAM dans les échangeurs locaux leur permettant de proposer leur propre réseau DSL.

Les technologies choisies par les opérateurs reflètent l’environnement légal, la demande spécifique concernant la couverture et le niveau de concurrence en terme de prix et de qualité de service au sein d’un marché donné. Du point de vue du consommateur les coûts initiaux d’équipement sont aussi très importants – pour de l’équipement WIFI les coûts sont relativement bas tandis qu’une antenne en bande C est beaucoup plus cher.

Le rapport fournit des informations détaillées par pays avec une accélération de la pénétration d’accès à haut débit dans les pays ou l’internet est le plus développé. En termes de pénétration, l’enquête indique qu’il y a 4 échelons allant d’une dizaine à centaine de milliers d’abonnés dans un pays tandis que dans d’autres le déploiement n’a pas encore démarré.

Le rapport analyse les différentes technologies utilisées pour les connexions à haut débit incluant le DSL, sans fil et portable sans fil. Il souligne que les opérateurs qui souhaitent mettre à niveau leur infrastructure pour offrir cette possibilité de transfert de données à haute capacité doivent faire face à des décisions majeures.

Le rapport explore les questions économiques liées à la croissance de l’accès à haut débit en Afrique incluant les marchés potentiels ; les coûts dans le cycle de valorisation ; les utilisations les plus fréquentes de connexion à haut débit ; le développement de contenu pour la diffusion digitale ; les questions réglementaires.

L’internet à haut débit conduit à des changements plus profonds du marché. Dans beaucoup de cas les FAI grimpent la chaîne de valorisation et deviennent des fournisseurs d’infrastructure et dans les marchés les plus concurrentiels l’accès internet à haut débit est le facteur différenciant les FAI en termes de concurrence. Le déploiement classique de connexion à haut débit par l’opérateur historique de téléphonie fixe concourt à créer un marché avec une structure plus rigide ; dans des cas de figure ou le déploiement est un peu moins orthodoxe lorsqu’il est assuré par les FAI et autres il concourt à créer un marché avec une structure organique comprenant de nombreux fournisseurs offrant une variété de technologie.

Une grande partie du déploiement de l’accès internet à haut débit a été sans fil ou « wireless » : l’accès à haut débit en bande bidirectionnelle Ku offert par les fournisseurs VSAT, des points locaux d’accès WIFI proposés en particuliers par les FAI ainsi que l’accès à haut débit FWA proposé par les opérateurs de téléphonie fixe. Les connexions VSAT sont omniprésentes, chaque mètre carré en Afrique est couvert par un faisceau satellitaire capable de fournir un service en bande Ku, les seules limitations à son usage sont d’ordre réglementaires, chaque pays ayant un régime propre. L’accès WIFI en bande à 2.4 Ghz et 5 GHz sous licence souvent gratuite pour le monde industriel, scientifique et médical est très répandu aussi et il est difficile de répertorier l’ensemble des fournisseurs individuels dans cette enquête continentale. La seule limite pour eux aussi concerne le régime de licence en place pour ces fréquences. Le troisième type d’accès à haut débit le plus répandu c’est l’accès fixe sans fil (FWA or fixed wireless access) couramment déployé dans la bande à 3.5 Ghz.

Le rapport contient un tableau détaillant plus de 100 déploiements d’accès à haut débit : l’opérateur par pays, le type de déploiement, la couverture géographique, le type de technologie utilisée, les fréquences pour les déploiements sans fil et portable et la date de mise en service.