MALI: RENFORCEMENT DE LA TRANSMISSION NUMÉRIQUE

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LA SOTELMA ET SEAQUEST SIGNENT UN CONTRAT DE PRÈS DE 3 MILLIARDS DE FCFA

Dans peu de temps, les installations déjà faites par la SOTELMA dans le domaine de la construction du réseau de transmission à fibres optiques se renforceront et seront sé­curisées. C'est du moins ce qui ressort des différentes interventions enregistrées, hier jeudi 15 décembre, à l'Hôtel Nord-Sud lors de la signature du contrat entre le Groupe SeaQuest-Infotel et la Société des Télécom­munications du Mali.

La signature du contrat, qui a eu lieu hier jeudi, consacrait le démarrage effectif des ac­tivités relatives à la réalisa­tion du "Projet de réseau de don­nées de Bamako". Il consiste à réaliser un important réseau de transmission de données de câ­ble à fibres optiques à Bamako intégrant et confortant, selon le Président Directeur Général de la SOTELMA, Cheick Sidi Nimaga, les réalisations déjà existantes. Pour cela, l'itinéraire du câble à fibres optiques a été choisi de façon à répondre aux besoins et à optimiser les coûts de pose et de raccordement sur la base d'une étude effectuée en 2003 sur le terrain par les experts de SeaQuest-Infotel en étroite colla­boration avec une équipe techni­que pluridisciplinaire de la SOTELMA. La liaison à fibres optiques projetée sera connectée à celle existante à partir de la sta­tion terrienne de Sullymanbougou en direction de la rive droite du fleuve et traversant le Niger, les zones de Faladié, Niamakoro, Kalabankoro, Baco-Djicoroni et aboutissant au central téléphoni­que de Bamako-Coura.

Par ailleurs, il est prévu de rac­corder Koulouba et l'aéroport de Bamako-Sénou par des déports à partir respectivement du central téléphonique de Bamako-Coura et de Niamakoro.

L'objectif de ce projet, à en croire le PDG de la SOTELMA, est, d'une part, de renforcer, sé­curiser et consolider les réalisa­tions déjà faites par la société qu'il dirige dans le domaine de la construction du réseau de trans­mission à fibres optiques. D'autre part, ces travaux permettront d'augmenter la capacité en bande passante à Bamako et la vitesse de transmission des lignes de transport en vue d'offrir des servi­ces de télécommunications fia­bles à haut débit.

Selon toujours Cheick Sidi Nimaga, "la réalisation de ces tra­vaux permettra à la SOTELMA de migrer vers une infrastructure maillée et renforcée par une sé­curité tangible avec une exploita­tion et une gestion optimisées".

Signalons que la bande pas­sante, qui sera disponible sur le réseau, ouvrira les portes au dé­veloppement des services à va­leur ajoutée, le renforcement de la couverture de la boucle locale radio, la création de nouvelles unités de raccordement d'abon­nés et, enfin, la diversification de Malitel.

En outre, les technologies câblées en Internet haut débit (ADSL) et les nouvelles techno­logies radio large bande Wifi, WimMax pourront être déployées sans souci de manque de bande passante.

Le coût total de ce projet est estimé à 2 890 000 000 de Fcfa. Pour accompagner son finance­ment et garantir sa réalisation, la société SeaQuest-Infotel s'est associé les services de Exporta­tion et Development Canada (EDC), une société d'Etat cana­dienne dont le mandat est d'offrir aux exportateurs canadiens des services de financement, d'assu­rance et de cautionnement.

Dans ce cas, ECOBANK Mali a été sollicitée pour assurer le fi­nancement. Les parties ont con­venu sur une convention de prêt en cours de finalisation dont le taux d'intérêt prévu est de 7%, toutes suggestions comprises et la durée de remboursement, de cinq ans avec un an de différé.

Créé en mars 1990, le Groupe SeaQuest est une entreprise ca­nadienne qui œuvre dans le sec­teur des nouvelles technologies et qui offre des solutions commu­nément appelées système de gestion intégré dans le secteur manufacturier, maritime, des té­lécommunications, de la sécurité et de la sûreté. En Afrique, elle est présente au Nigeria, au Mali, au Sénégal, au Niger, au Came­roun.

Pour le PDG, Raphaël Nguiaphi Nbogni, l'ambition de SeaQuest-Infotel est de faire du Mali un pays de l'information, ouvert sur le monde moderne.

Aide au développement, appui à l'amélioration des systèmes de santé, à l'éducation, à l'adminis­tration, à la justice, voilà quelques domaines qui, depuis trois ans, symbolisent la coopération entre le Mali et le Canada.

Pour la nouvelle ambassadrice, Isabelle Roy, "c'est une coopération discrète, mais effi­cace". D'où sa joie de voir aboutir ce projet entre la SOTELMA et SeaQuest-Infotel.

Le ministre de la Communica­tion et des Nouvelles Technolo­gies, Gaoussou Drabo, de réité­rer la disponibilité de son dépar­tement à diligenter ce projet en toute transparence.

L’independant