POSTES ET TÉLÉCOMMUNICATIONS : RENFORCEMENT DES STRUCTURES DE RÉGULATION EN AFRIQUE CENTRALE

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Les organes de régulation et opérateurs postaux et téléphoniques de l'Afrique centrale se sont mis d'accord sur la nécessité de coordonner leur action pour une meilleure gestion de ce secteur. C'est l'une des recommandations sorties du séminaire-atelier organisé du 12 au 14 décembre à Kinshasa sur la régulation et la regulation et la concurrence en matière de telecommunications.

Le séminaire-atelier organisé du 12 au 14 décembre au Grand hôtel Kinshasa par l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (Arptc), en synergie avec le Comité de pilotage de la réforme des entreprises sur le thème centrale de la « concurrence et la régulation dans le secteur de la poste et des télécommunications » en Afrique centrale a été une occasion pour les délégués de différents pays de la sous-région de convenir de la nécessité pour chaque Etat de disposer d'un organe de régulation « fort, puissant, autonome, objectif, compétent, neutre et financièrement indépendant » pour une meilleure coordination des actions dans ce secteur en pleine expansion.

En trois jours d'échanges, les organes régulateurs et opérateurs postaux et téléphoniques de la sous-région ont débattu des questions liées à l'interconnexion, à la concurrence, à la réforme du secteur des Postes, téléphones et télécommunications (Ptt) et au financement des organes de régulation, etc. S'exprimant au nom des participants, Mme Kithima Badjoko de Vodacom-Congo a fait remarquer que la rencontre de Kinshasa a permis aux experts de la sous-région de « comprendre que la réussite dans le secteur des Ptt dépend de l'étroite collaboration entre différents partenaires ». Et de relever que le séminaire a fait valoir le « caractère critique et important » d'un cadre réglementaire sain pour la promotion des investissements dans le secteur des Ptt.

De son côté, le secrétaire exécutif adjoint du Copirep en charge des questions juridiques, Alexis Mangala, s'est félicité de la qualité des échanges suscités par ce séminaire ; ce qui, a-t-il déclaré, a « illuminé certaines zones d'ombre qui planaient encore sur le sentier de la régulation du secteur de la poste et des télécommunications ». Selon lui, l'affluence des délégués des pays de l'Afrique centrale aux travaux de Kinshasa était une preuve de l'importance que les acteurs du secteur « accordent à la question capitale de régulation de ce secteur hautement capitalistique et concurrentiel dans notre pays », en particulier et dans la sous-région, en général.

C'est dans cette optique, a rappelé Alexis Mangala, que le Copirep continue à appuyer la mise en place des organes de régulation dans les secteurs de transport et de l'énergie en République démocratique du Congo, deux secteurs, pense-t-il, dont « le développement offrirait les facilités essentielles à celui du secteur de la poste et des télécommunications ». Tout en appelant à la capitalisation des recommandations issues de cet atelier, Alexis Mangala a reconnu qu'il aura été une meilleure occasion pour différents organes régulateurs de la sous-région de « constituer leur agenda ou au mieux une partie de leur plan d'action de l'année prochaine où ils s'attelleront sans atermoiements à la résolution des problèmes posés par les opérateurs ».

S'exprimant en sa qualité de hôte et initiateur de ces assises, le président de l'Arptc, le professeur Modeste Mutombo Kyamakosa s'est dit honoré du soutien du gouvernement et de la Banque mondiale aux actions initiées par sa structure. Compte tenu de l'ampleur des problèmes de régulation des télécommunications qui se posent entre Brazzaville et Kinshasa, il a fait savoir que l'Arptc est plus que disposée à intégrer le voeu exprimé par les participants pour trouver des « solutions durables ». Devant la nécessité d'apporter les politiques nationales de régulation en Afrique centrale, il a renouvelé l'engagement de l'Arptc à accompagner la mise en place de l'Autorité de régulation des télécommunications en Afrique centrale (Artac) afin de rattraper le retard perdu en cette matière par rapport à d'autres régions de l'Afrique.

Le Potentiel