BURKINA FASO - LA TÉLÉPHONIE RURALE, BIENTÔT UNE RÉALITÉ

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M. Maturin Bako, directeur général de ARTEL : «Avec les experts, nous allons échanger sur l'accès

au service universel». Il se tient à Ouagadougou les 28 et 29 novembre 2005, un séminaire conjointement organisé par l'Autorité de régulation des télécommunications (ARTEL) et l'institut de la Banque mondiale, sur «l'évolution du coût de l'accès universel»

«Bientôt, le téléphone sera disponible dans les zones rurales du Burkina Faso», a déclaré M. Maturin Bako, directeur général de l'ARTEL, car ajoute-t-il, «dans les grandes villes, nous disposons de toutes les facilités pour communiquer, mais dès que vous vous rendez en zone rurale, vous êtes confronté à des difficultés».

La réforme du secteur des télécommunications entreprise depuis 1998 au Burkina Faso, appuyée et accompagnée par la Banque mondiale, a permis d'améliorer considérablement le taux d'accès au téléphone. Mais, a dit M. Paul Noumba, représentant de l'institution, couvrir les zones rurales en est une priorité. Les fondements de la réforme des télécommunications sont : l'accessibilité, la non discrimination et la disponibilité. Or, cela n'est pas effectif sur le terrain. Le gouvernement a adopté en mars 2003, la stratégie de développement du service universel, en matière de télécommunication. L'accès universel ou le service universel a pour objet de rapprocher les services de télécommunication, des zones défavorisées.

Les participants au séminaire : «Ils ont 48 h pour déterminer les modèles et les instruments de régulation».

M. Arsène Jacques Louari (micro), secrétaire général du ministère des Postes et Télécommunications : «Le ministère des postes et Télécommunications attache

une grande importance à cette question et s'intéresse particulièrement aux conclusions de vos travaux».

La stratégie nationale consiste, selon M. Arsène Jacques Louari, secrétaire général du ministère des Postes et Télécommunications, à «attribuer des licences à des opérateurs de service universel pour assurer la couverture des zones rurales aussi bien en services locaux classiques que pour l'accès à Internet».

«En favorisant leur accès à l'information, les populations seront en mesure de réussir leur intégration économique à l'échelle nationale et auront une couverture sur le reste du monde par une meilleure connaissance des marchés nationaux et internationaux», a-t-il ajouté.

Conscients que le non accès au TIC est un frein au développement et à l'épanouissement des populations rurales, les télécommunicateurs ont fait de la maîtrise du coût des services universels une priorité. Il s'agit donc pour cette présente rencontre d'évaluer les coûts et de déterminer les modèles et instruments de régulation.

Bientôt des appels d'offres seront lancés et la région du Sud-Ouest sera la première bénéficiaire, a déclaré M. Maturin Bako.

Sidwaya