ILE MAURICE - PATRIMOINE : L'AAPRAVASI GHAT EN LIGNE

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Du site historique au site web, l'Aapravasi Ghat a franchi le pas. Un espace virtuel placé sous le signe du drapeau national. Autant de couleurs pour retracer l'histoire du lieu de débarquement des travailleurs engagés.

Ainsi, les visiteurs connectés à l'adresse www.aapravasighat.com auront accès à une mine d'informations sur ce premier lieu de transit des travailleurs engagés, construit en 1849, agrandi l'année suivante et plaque tournante de l'engagisme jusqu'à 1910. Des pages d'histoire à lire et relire sur le site web de l'Aapravasi Ghat Trust Fund (AGTF), lancé hier, en présence du ministre des Arts et de la Culture, Mahendra Gowreesoo.

"En très peu de temps, l'AGTF s'est forgé une stature d'institution culturelle majeure au sein du ministère", a-t-il affirmé. Un statut que le site Internet défend au gré des liens qui l'étoffent.

L'historique du site égrène avec brièveté et clarté les fonctions de l'Aapravasi Ghat. Contrôle sanitaire, délivrance des laissez-passer et des certificats de mariage aux immigrants, registre de leurs acquisitions de terrains, entre autres. Le site web contient aussi l'incontournable galerie de photos. Elle nous montre à la fois une vue d'ensemble des restes de ce qui fut un hôpital et des cuisines, tout en nous prenant par la main pour faire le tour des vestiges découverts lors des fouilles archéologiques.

Une bibliographie extensive est mise à la disposition des visiteurs. En somme, tous ces efforts ont pour objectif d'"être plus près du public, y compris celui qui vit hors de Maurice. De faire passer le message de l'AGTF sans intermédiaire", affirme Vijaya Teelock, présidente du conseil d'administration de l'AGTF.

"Le site sera mis à jour tous les mois", ajoute-t-elle, en précisant que les parties en construction sur le site web, devraient être complétées d'ici le début de l'an prochain. Il s'agit notamment du Children's Corner, qui cherche à sensibiliser le public scolaire aux efforts de préservation de l'AGTF.

Pendant ce temps, les travaux se poursuivent. Entrés dans la troisième phase, ils se concentrent sur la réfection du toit, le remplacement de la tôle par le bois, "tel que c'était en 1866", précise Vijaya Teelock.

Des travaux supervisés par Munish Pandit, Restoration Architect du Conseil international des monuments et des sites, organe consultatif de l'Unesco. Il aidera également l'AGTF à finaliser son Management Plan. L'Unesco a en effet donné un délai d'un an à l'AGTF pour soumettre, dans le détail, sa stratégie pour préserver le site à long terme. Le document devrait être soumis en février 2006. "Nous avons aussi des réunions une fois le mois sur le sujet de la buffer zone." La dernière a eu lieu hier.

(SOURCE; L’Express)