L’AFRIQUD DU SUD, MARCHE LEADER POUR L’INTERNET REVELE DE NOUVELLES TENDANCES, ANNONCE UN RAPPORT QUI VIENT DE SORTIR

L'éditorial du mois

La plus large sous-région pour de l’internet en Afrique Sub-saharienne, l’Afrique australe et centrale sont en tête de course et révêle de nouvelles tendances pour l’internet selon un rapport publié cette semaine.

Mis à part l’Afrique du Nord, les territoires de l’Afrique australe et centrale regroupent les pays dont le marché de l’internet est le plus développé sur ce continent. Avec pour résultat qu’un certain nombre de tendances se développant dans ces marchés ont commencé à se répendre sur le reste du continent. Ces éléments constituent les découvertes d’un nouveau rapport publié par Balancing Act cette semaine.

En raison de la taille des marchés en question un certain nombre de tendances intéressantes se dégagent des éléments nouveaux qu’apporte ce rapport.

Le plus grand marché de connexion à haut-débit: L’Afrique du Sud est en tête en matière de déployement de l’internet à haut-débit. A la fin de 2005, elle dénombre 120,000 utilisateurs et ce chiffre va doubler cette annéee selon Arthur Goldstuck, l’un des auteurs du rapport. L’Afriqe du Sud est actuellement le plus grand marché pour les connexions à haut-débit en Afrique Sub-sahariènne. L’opérateur national Telkom reste le fournisseur dominant face aux deux fournisseurs de connexion fixe sans fil (iBurst and Sentech) dont les parts de marché restent minimes. Parmi les fournisseurs de téléphonie portable, Vodacom a pris une longeur d’avance et s’avérera surement difficile à rattraper. Pourtant Telkom semble bien retarder aussi longtemps que possible une baisse des prix lui permettant de finir de conquérir le marché des petites et moyennes entreprises. Goldstuck prévoit cependant que Telkom aura à faire face à une concurrence plus rude de la part des fournisseurs non-DSL dans l’année à venir.

Premier à légaliser la téléphonie sur internet (VoIP) dans un grand marché: L’Afrique du Sud est en tête pour l’ouverture de son marché à la téléphonie sur internet. Elle a été un marché phare pour légaliser la téléphonie sur internet mais le déployement a été relativement lent en raison des obstacles posés en matière d’interconnexion par l’opérateur national Telkom. Bien que Telkom ait reconnu le fait que des opérateurs disposant d’une licence ont un droit d’être interconnecté, la société semble essayer repousser les négociations en vue d’un accord. Les deux premières sociétés visant cet accord se le sont vues refusé. En raison de la guerre civile, le Congo RDC a été un innovateur du point de vue technique accordant des licences pour de la téléphonie par internet via satellite et en faisant un large usage des technologies sans fil. Au moins deux autres pays dans cette région (la Zambie et le Zimbabwe) se sont engagés dans un procesus qui verra sous une forme ou une autre la légalisation de la téléphonie sur internet.

L’introduction de plus de concurrence par les sociétés d’utilités: A l’exclusion de l’Afrique du Sud, la concurrence en matière de fibre d’infrastructure a vu le jour avec quatre sociétés recevant une licence – deux en Zambie et deux au Zimbabwe. La majorité de ces entreprises sont des compagnies d’électricité pour lesquelles la fourniture de fibre d’infrastructure pose un nombre significatif de nouveaux challenges commerciaux. Cela dit le réseau de fournisseurs régionaux d’énergie offre plein de potentials pour connecter la region. Les résultats de cette concurrence dans ce secteur d’infrastructure sont mitigés dans la mesure ou ce mouvement est relativement récent et cela ne s’est pas encore traduit pour l’instant dans de grandes avancées en terme de prix et de service.

Une croisssance ralentie par le prix élevé

de la fibre optique internationale: Un des éléments majeurs ralentissant la croissance dans cette région est le prix élevé de connexion à la fibre internationale. Seulement trois pays dans cette région sont membre du consortium gérant SAT3: L’Angola (Angola Telecom), la Namibie (Namibia Telecom) et l’Afrique du Sud (Telkom South Africa). La Namibie ne dispose toujours pas d’une station terrestre de réception. Au moins trois pays dans la région utilisent des fournisseurs de connexion satellitaire plutôt qu’une connexion à SAT3 via Telkom à cause du prix élevé que cette dernière facture pour la fibre. Dans le reste du monde, la fibre optique est généralement moins chère qu’un lien satellitaire pour des larges volumes de traffic. Un nouveau cable de fibre optique (EASSy) est en projet le long de la côte Est du continent mais la structure d’acquisition et l’accès restent toujours à décider.

Premier réseau communal WIFI: Avec une population de 50,000 habitants, Knysa, une station balnéaire en Afrique du Sud a l’honneur d’être le premier réseau communal WIFI. Construit sur la base d’un partenariat public/privé il constitue une percée toutes les grandes communes d’Afrique du Sud qui sont actuellement entrain de considérer le déployment d’un réseau communal similaire. Quelque soit le débat quant au du rôle du secteur public ou privé il n’y a pas de doute que si ce type d’initiative fonctionne bien, cela va considérablement augmenter la vitesse de déployment de connexion sur le continent. A présent l’intérèt se concentre sur où le prochain réseau communal sera construit au Nord du Limpopo.

www.balancingact-africa.com/profile3.html

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