DÉVELOPPEMENT DES TIC AU CAMEROUN : LA SOLUTION DE RESCATIC

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Le Réseau de la société civile camerounaise pour les technologies de l'information et de la communication au Cameroun, est né.

Pour arriver à développer une société de l'information au Cameroun, la société civile doit : " s'imposer comme partenaire incontournable (au développement) ; développer ou proposer une politique de développement dans notre pays ; apporter un appui à toutes les sociétés et organisations membres de notre réseau [Rescatic, Ndlr] ", soulignait Michel Towa, informaticien et responsable d'un centre de promotion des Tic, dans un exposé fait au cours de l'Assemblée générale constitutive et élective du Rescatic. Il a été question pour lui de montrer les défis à relever par ce réseau qui est en train d'être mis sur pied. Le Rescatic arrive à un moment où les Tic trébuchent au jour le jour au Cameroun, du fait de sa non vulgarisation. Illustration : selon les statistiques d'une étude récente, le Cameroun est passé de 115 000 lignes de téléphone fixe en 1991 à 95 000 à nos jours. C'est pour remédier à cette perte de vitesse du Cameroun dans le domaine des Tic, que l'idée de créer le Resc atic est né. C'était lors du colloque national de restitution de la 1ère phase du Sommet mondial sur la société civile, Smsi.

Samedi dernier, les représentants des structures futures membres de ce réseau ont procédé à l'examen et au vote des articles contenus dans son règlement intérieur. Pendant plusieurs heures, au regard du besoin crucial du développement des Tic dans notre pays, des discussions houleuses ont conduit à la réalisation de cette tâche. Globalement, on retient que le Rescatic se chargera de " promouvoir, développer et vulgariser les Tic au Cameroun ; contribuer à la promotion de l'action de la société civile camerounaise par le biais de programmes et projets pilotes entrepris par les associations et les organisations en vue de la construction de la société de l'information ; fournir un appui institutionnel aux associations et organisations camerounaises afin de consolider leur compétence et leur efficacité dans la réalisations des objectifs qui leurs sont assignés ; renforcer la coopération et la coordination entre les différentes composantes de la société civile camerounaise à l'éch elle sous régionale et internationale et collaborer avec les décideurs nationaux et internationaux ".

Il comprendra en son sein des d'associations, des Gic, des Ong, des collectivités locales, des universitaires et des individus oeuvrant en faveur du développement de la société de l'information au Cameroun. Pour mener à bien les idées sus citées, qui concourent toutes à l'imprégnation de la population à l'utilisation des Tic pour le développement de l'Afrique, Michel Towa a été porté à la tête du réseau. A long terme, a-t-on laissé entendre, le Rescatic devra représenter le Cameroun au sein de la société civile africaine de la société de l'information (Scasi), dont la présidence régionale pour les 4 prochaines années est assurée par le Cameroun.

Le Messager