LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE CÔTE D'IVOIRE TÉLÉCOM EXPLIQUE LA POLITIQUE DES PRIX

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La tarification des services fournis par Côte d'Ivoire Télécom a constitué le substrat des échanges que le directeur général de cette compagnie téléphonique, Bruno Koné, a eus avec la presse nationale, hier, au Sofitel Plateau, autour du thème : "Les défis de la libéralisation du secteur des télécommunications : le cas de Côte d'Ivoire Télécom". Ce, dans le cadre du Press-club organisé par l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (UNJCI).

"La solution la plus économique pour téléphoner quel que soit le correspondant, c'est bien-sûr Côte d'Ivoire Télécom. Un appel sur l'étendue du territoire national coûte 50 FCFA la minute. Un appel en France, aux Etats-Unis, par exemple revient à 125 FCFA la minute. C'est un tarif très compétitif par rapport aux concurrents. L'appel sur le mobile passe désormais à 100 FCFA. Ainsi, il ne servira à rien d'appeler un correspondant mobile au bord de la route, dans le bruit et la poussière par apport au confort douillet de son salon. L'internet est également accessible. Naturellement, il a fallu faire un équilibrage tarifaire dans le cadre de la libéralisation. Mais au bénéfice du client", a expliqué Bruno Koné. Il a indiqué que le régulateur ne pouvait accepter une tarification incommode du fait que "seul le fixe fait l'objet d'une régulation marquée".

Pour ce qui est de l'interconnexion, le directeur général de Côte d'Ivoire Télécom a indiqué que la question est apparue dans le public il n'y a pas longtemps. "C'est chaque année depuis 1997 que nous discutons dans le cadre de l'interconnexion. Et il n'y a pas de problème à ce niveau. Le tarif de l'interconnexion est fonction de la rentabilité du réseau. Notre réseau nous a coûté 400 milliards FCFA. Pour le rentabiliser, nous sommes tenus de fixer des tarifs d'interconnexion réalistes", a-t-il précisé.

Côte d'Ivoire Télécom a été créé pour assurer le service public à travers une convention de concession signée avec l'Etat de Côte d'Ivoire pour une durée de 20 ans, et développer et mettre en oeuvre des réseaux de télécommunication pour la fourniture des services et solutions adaptés aux besoins du marché. Pour remplir à bien sa mission, trois axes stratégiques ont été définis, selon le directeur général : "Implanter un réseau moderne qui se matérialise par 20.000 km de fibre optique, 650.000 équipements, un autocommutateur pour les clients locaux, un autocommutateur pour l'international ; développer des services et préparer à la sortie du monopole avec le recadrage du personnel de 3200 agents en 1997 à 1168 agents actuellement ; déployer une stratégie vers le client. Le service internet a obtenu la certification iso 9001 en juin 2005". Quelques écueils cependant : "De 1997 à 2003, les prévisions de croissance n'ont pu être réalisées du fait des crises successives. Entre 1999 et 2001, les fraudes sur les lignes ont provoqué un déficit de 60 milliards FCFA". Pour Bruno Koné, toutes ces difficultés n'empêchent pas Côte d'Ivoire Télécom de nourrir "l'ambition de demeurer leader de la communication sur le fixe et l'internet".

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