TELECOMMUNICATIONS : LA LIBERALISATION VUE PAR LES EXPLOITANTS DE TELECENTRES SENEGALAIS

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L'Union nationale des exploitants de télécentres et téléservices du Sénégal (Unetts) a déploré les " limites ", le " manque d'ambition " et les " impairs " de la politique de libéralisation du secteur des télécommunications au Sénégal.

Le président de l'Unetts, Bassirou Cissé, qui tenait jeudi une conférence de presse au siège de la Csa, a exprimé un certain nombre de craintes sur la démarche utilisée jusque-là par les autorités pour libéraliser le secteur des télécommunications au Sénégal.

Avec 17.000 lignes, plus de 7 milliards de taxes de valeur ajoutée payées à l'Etat du Sénégal chaque année, 30.000 emplois créés et plus de 50 milliards FCfa de chiffre d'affaires par an, les préoccupations du secteur des télécentres doivent être entièrement prises en compte dans le processus de libéralisation, selon le président de l'Unetts, Bassirou Cissé. L'Union nationale des exploitants de télécentres et téléservices du Sénégal (Unetts), tout en notant les efforts positifs du directeur général de l'Art dans la régulation du secteur des télécommunications, a souhaité le renforcement des pouvoirs de cette agence aussi bien au niveau de sa direction générale que de son Conseil de régulation. " L'Agence de l'informatique de l'Etat (Adie) doit non seulement se charger de l'information des différents services de l'Etat, mais surtout créer la symbiose entre l'administration électronique gouvernementale et le secteur priv é pour un véritable échange et une meilleure exploitation des données informatisées dans le Sénégal émergent ", a noté M. Cissé.

Le président de l'Unetts a fait un certain nombre de propositions devant aller dans le sens d'une libéralisation réussie du secteur des télécommunications au Sénégal. Les exploitants des télécentres et téléservices, a-t-il noté, souhaitent voir l'Etat se désengager totalement, avant septembre 2006, du capital de la Sonatel, la création urgente d'un comité de suivi de la libéralisation du secteur des télécommunications au Sénégal, le relèvement de 7 %, en 2006, à 8,5 % en 2008 de la formation du produit intérieur brut. M. Cissé a également émis le souhait de voir les autorités procéder à l'attribution urgente de la 3ème licence pour l'exploitation globale des services de télécommunications au Sénégal, au relèvement de la densité téléphonique de 20 % en 2008 à 30 % en 2010 et à l'accroissement du flux des investissements dans ce secteur de l'ordre de 100 milliards FCfa par an.

Afin de sauvegarder le secteur des télécentres au Sénégal, l'Unetts est pour que l'Etat publie immédiatement le cahier des charges régissant l'exploitation des télécentres au Sénégal et fasse en sorte que la Sonatel revoie à la baisse le prix de l'unité téléphonique accordée aux gérants (ce prix est de 60 F Cfa l'unité), a noté M. Cissé Selon lui, l'Unetts est également pour que des facilités d'acquisition de matériels informatiques soient accordées à ses membres, afin que certains d'entre eux puissent se lancer dans les téléservices.

(SOURCE : Le Soleil)