Cameroun: Milieu académique - Le virtuel prend corps

Actualités informatiques

«Notre enseignant principal est toujours en déplacement, mais nous ne sommes jamais en retard sur le programme», raconte Liliane Z, étudiante en Master II de droit à l'université de Yaoundé II à Soa. La jeune fille explique que cet enseignant a créé un forum sur Internet, à partir duquel ses étudiants reçoivent les cours et discutent pratiquement au quotidien avec lui. Du coup, il paraît plus présent et plus disponible que les autres formateurs. « On a même souvent reçu nos sujets d'examen via le net et chacun renvoie sa copie par le même canal », poursuit-t-elle.

En effet, le monde universitaire semble s'être particulièrement approprié les Technologies de l'information et de la communication (TIC). Des centres numériques et des cybercafés naissent partout dans les campus et quartiers universitaires. Certains jugent cet outil indispensable pour compléter leurs formations et être en phase avec d'autres étudiants d'ailleurs. Un jeune doctorant raconte qu'il existe de milliers de mémoires en ligne, à partir desquels il peaufine sans cesse le sien.

L'avancée la plus remarquable avec les TIC en milieu universitaire au Cameroun est assurément l'ouverture en août dernier de l'Université virtuelle d'Afrique centrale (UVAC), sur le campus de Ngoa-Ekelle. Le projet Inde-Union africaine consiste à offrir des formations à distance via Internet. Le Cameroun compte ainsi deux établissements du genre. Toute chose qui élève les universités publiques du pays au nombre de neuf. Sans compter que ce type de formation contribue à résoudre l'épineux problème d'insuffisance de salles de cours dans les facultés. Par ailleurs, il donne la possibilité à certains étudiants de poursuive leur formation dans des domaines qui n'existent pas au pays. Cela dit, les TIC sont quasiment indispensables aujourd'hui en milieu académique. Avec la numérisation et la sécurisation des données et des documents, à l'instar de la confection des cartes biométriques pour les étudiants à Yaoundé II.

Cameroon Tribune