Conférence mondiale de développement des télécommunications : L’Afrique accorde sa position

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La réunion de Bamako tentera d’harmoniser les priorités numériques du continent pour les quatre prochaines années

La 2è réunion préparatoire africaine de la conférence mondiale de développement des télécommunications a débuté hier au Grand hôtel de Bamako. Le ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo en a présidé la cérémonie d’ouverture. C’était en présence du directeur général du Comité de régulation des télécommunications, Choguel Maiga, du secrétaire général de l’Union africaine des télécommunications, Akossi Akossi, de Sami Al Basheer Al Morshid, le directeur du bureau du développement des télécommunications de l’Union internationale des télécommunications (UIT) et du représentant de l’Union africaine, Diaby Moustapha Mamy. La rencontre de Bamako est organisée en prélude à la conférence mondiale de développement des télécommunications prévue à Hyderabad en Inde du 24 mai au 4 juin 2010, à l’initiative de l’Union internationale des télécommunications (UIT).

Le secrétaire général de l’UIT, notre compatriote Hamadoun Touré, dans une communication par vidéoconférence a remercié l’ensemble des personnes et des institutions qui l’ont soutenu dans la mise en œuvre des programmes de l’UIT. Il a fait remarquer que c’est grâce à ce soutien que l’institution internationale a pu réaliser des progrès notoires. Il a par conséquent a invité les experts de la réunion de Bamako à formuler des recommandations pertinentes allant dans le sens de la vulgarisation des services informatiques en Afrique. La conférence de Hyderabad sera l’occasion de faire le point des programmes et activités de l’organisation et d’établir l’agenda de travail du prochain cycle de quatre ans. La réunion de Bamako déterminera les priorités en matière de développement, au regard de la fracture numérique entre pays en développement et pays développés. Le fossé qui sépare ces deux mondes résulte de l’expansion rapide mais inégale des technologies de l’information et de la communication (TIC). La conférence mondiale de Hyderabad aura pour objet de promouvoir, à l’échelle internationale, une coopération et des partenariats qui permettent de soutenir et de renforcer les infrastructures et les institutions de télécommunication dans les pays en développement. Le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies a indiqué qu’au cours de la réunion chaque pays dans sa particularité doit apporter ses préoccupations afin que l’Afrique en un seul bloc se présente à la conférence pour défendre et coordonner les initiatives régionales à travers la concertation. Mme Diarra Mariam Flantié Diallo a également rappelé que notre pays s’est engagé depuis l’adoption de la déclaration de la politique sectorielle des télécommunications en juin 1998 dans la voie de la libéralisation du secteur avec la privatisation de l’opérateur historique, effective depuis juillet 2009.

Un des résultats positifs a été la nette amélioration de l’offre des services téléphoniques ramenée à un coût relativement accessible pour les populations. Cela a aidé à démocratiser l’usage du téléphone. En effet, avec l’action croisée des deux opérateurs, le parc des abonnés de notre pays est estimé à environ 4 millions suite à des investissements importants de l’ordre de 60 milliards de Fcfa.

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