Signature de l'accord de construction du nouveau câble sous-marin ACE

Actualités Télécom

En signant l’accord de construction et de maintenance du câble sous-marin ACE qui reliera la France à l’Afrique du Sud, France Télécom-Orange renforce sa présence sur le continent africain et contribue à réduire la fracture numérique dans cette région du monde. ACE permettra en effet de réduire le coût d'accès à la bande passante internationale qui constitue l’un des freins importants au développement d’Internet dans la plupart des pays d'Afrique. La cérémonie de signature s’est tenue le 5 juin 2010 à la Tour Eiffel, en présence des représentants officiels des pays concernés ainsi que de Stéphane Richard, Directeur Général du groupe France Télécom.

Ce nouveau câble en fibre optique, long de 17 000 km dans sa configuration actuelle, sera mis en service au premier semestre 2012. Il desservira 23 pays, soit en accès direct pour les pays situés sur la côte, soit via un pays connecté pour les pays ne disposant pas d’un accès à la mer.

Il s’agit notamment du premier câble sous-marin international qui atterrira en Mauritanie, Gambie, Guinée, Sierra Leone, Libéria, Sao Tomé & Principe et en Guinée Équatoriale. Pour le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Cameroun, déjà desservis par le câble SAT3-WASC-SAFE, détenu en copropriété par France Télécom-Orange, ACE va sécuriser le trafic et couvrir les besoins en capacité pour les années à venir.
ACE constitue également une route alternative capable d’acheminer le flux de télécommunications – voix ou data - vers l’Europe via l’ouest de l’Afrique pour les filiales du Groupe établies en Afrique orientale et pour la Réunion. De même, le segment nord d'ACE diversifie les artères de transmission entre le Portugal et la France.

ACE bénéficie de la technologie la plus performante utilisée actuellement dans le domaine des câbles sous-marins : le multiplexage de longueur d’ondes (WDM) qui permet d’augmenter la capacité en fonction des besoins sans nouvelle intervention sous-marine. Le système a été conçu pour permettre une évolution vers la nouvelle technologie 40 Gbps qui supportera les réseaux ultra-haut débit de demain. Grâce à ce système, la capacité potentielle s’élèvera à 5,12 Tbps.

Ce projet représente un investissement d'environ 700 millions de dollars américains pour le consortium, dont 250 millions de dollars américains qui devraient être pris en charge par les différentes filiales du Groupe.