Le Campus numérique de Libreville en quête de réseaux performants

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Dans une interview accordée à l'Agence de Presse Gabonnews, le responsable du Campus Numérique de Libreville, Antoine Perrier-Cornet, a déclaré, dans le contexte des grands chantiers engagés pour le développement des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) au Gabon que, si sa structure parvient à avoir des réseaux performants, elle pourrait « se consacrer à des activités à plus forte valeur ajoutée ».

M. Antoine Perrier-Cornet, pouvez-vous nous décliner les activités du campus numérique de Libreville ?

Le campus numérique francophone de Libreville est avant tout une implantation de l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), qui est une association d'établissements supérieurs francophones, avec 759 membres à ce jour, parmi les 90 pays francophones et non francophones.

Nos activités au coeur de l'université Omar Bongo (UOB) ont quatre grandes thématiques. La communication d'abord, puisque nous avons une connexion internet de 2 mégas symétriques de Gabon Télécom. Nous offrons des Cyberespaces pour que les étudiants, les enseignants et l'ensemble de la communauté universitaire, en général, puisse trouver un point d'accès internet.

Ensuite nous avons des activités en termes de formation, avec ce qui est peut-être le plus connu chez nous, la formation ouverte à distance (FOAD) qui offre la possibilité aux apprenants résidents au Gabon de s'inscrire à des diplômes de Licence ou Master qui sont proposés par des universités de la francophonie au sens large. Et avec les TIC, ils peuvent suivre ces enseignements et acquérir un diplôme de l'université de Limoges en France ou de Ouagadougou au Burkina-Faso. Cette année, nous devons avoir 75 formations qui sont proposés, et environ une trentaine d'apprenants qui suivent ces formations à distance.

L'autre volet c'est celui des formations présencielles au TIC. Nous avons un référentiel de formations permanent au sein de l'AUF, que l'on appelle le référentiel transfert, qui propose des formations suivant trois axes.

Nous avons également une activité qui consiste à utiliser les ressources scientifiques présentes sur internet au mieux. On propose à des enseignants chercheurs, ici, au Gabon, d'avoir accès à des grandes banques de données internationales.

Mais il y a aussi un volet production d'informations scientifique et technique, principalement par des laboratoires, ceux du département d'anthropologie ou de la science du langage à l'Université Omar Bongo, par exemple.

En dehors de cela, comme nous représentons l'AUF, nous sommes au service de ces différents programmes, autour de la diversité culturelle, etc.

On travaille très étroitement avec notre partenaire, qui nous héberge, l'UOB, puisque nous lui fournissons encore une bonne partie de la connexion internet utilisée au niveau des rectorats et des pôles scientifiques de la Faculté des Lettres et sciences humaines