Sénégal: Les NETServices remplaceront les télécentres et les cybercafés

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L'Organisation des distributeurs de services numériques et de télécommunication (ODSENT) compte mettre en place un nouveau service dénommé NETServices pour remplacer les télécentres et les cybercafés, a indiqué mardi son président Bassirou Cissé.
 
"Les NETServices sont destinés à remplacer les télécentres et les cybercafés ", a expliqué M. Cissé en marge d'une conférence de presse à la Maison des travailleurs Iba Ndiaye Diadji axée sur le thème : "Le nouvel environnement des télécommunications au Sénégal : enjeux et perspectives".
 
Selon lui, "le NETServices est plus rémunérateur que les télécentres". Entre autres services innovants, a-t-il indiqué, le nouveau projet va proposer les services du e-gouvernement, les services du e-learning par la distribution de modules scolaires et académiques aux élèves et un service bureautique et d'assurance.
 
Pour le président de l'ODSENT (ex-Union nationale des exploitants de télécentres et téléservices du Sénégal, UNETTS en acronyme), si les télécentres ont aujourd'hui presque disparu, cela ne peut être que le fait d'un défaut de régulation.
 
De fait, a-t-il indiqué, les télécentres sont passés de 25.300 lignes en 2005 à quelque 5000 lignes aujourd'hui.
 
Ce qui fait que l'ex-UNETTS a été obligée de faire sa mue pour devenir l'Organisation des distributeurs de services numériques et de télécommunications (ODSENT).
 
La mise en place des NETServices au Sénégal permettra "une bonne rémunération" aux prestataires.
 
Elle contribuera aussi "à l'émergence d'une meilleure société sénégalaise de l'information avec une diversité de services distribués dans ses services".
 
Toutefois, précise Bassirou Cissé, ce projet n'en est encore que dans sa phase pilote qui prévoit l'installation de " 50 NETServices sur le territoire national".
 
En outre, M. Cissé a déploré l'absence de textes qui réglementent le secteur d'exploitation des services de l'internet. "On n'est pas structuré, il y a pas de législation qui régisse l'exploitation de ce secteur malgré son dynamisme", a-t-il déploré.