La douane sénégalaise exporte son guichet virtuel au Burkina Faso

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L'expérience sénégalaise en matière de guichet virtuel pour les formalités de pré-dédouanement commence à bien s'exporter sur le continent africain. Après le Kenya qui avait demandé à bénéficier du système Gaïndé 2000 en 2006, c'est autour du Burkina de solliciter les Douanes sénégalaises pour Orbus, lancé récemment.

Le Burkina Faso a sollicité l'administration des Douanes sénégalaises pour bénéficier d'Orbus, une « assistance dans le cadre du projet de mise en place dans ce pays d'un guichet virtuel pour les formalités de pré-dédouanement », annonce un communiqué reçu à notre rédaction.

Cette sollicitation burkinabé intervient « moins d'une semaine après la journée de lancement du pilote du projet de dématérialisation du commerce extérieur au Sénégal, le 23 septembre 2010 », ajoute le communiqué.

Orbus, un système de collecte électronique et de routage de documents de pré-dédouanement, a été mis en oeuvre au Sénégal depuis 2005. « Cette volonté de la Direction générale des Douanes du Burkina d'acquérir ce système a été matérialisée par la mise en place d'un cadre de coopération avec les Douanes sénégalaises, le 28 septembre dernier, lors de la visite du Directeur général des Douanes du Sénégal Mouhamadou Makhtar Cissé, accompagné de ses collaborateurs et de l'Administrateur du Gie Gaïndé 2000 », ajoute le communiqué de presse.

Le cadre de coopération s'articule autour d'un accord-cadre de gouvernement à gouvernement paraphé le même jour par les directeurs généraux des Douanes des deux pays et qui sera présenté à leurs ministres de tutelle respectifs.

L'accord de gouvernement, ajoute le communiqué, « traduit la volonté des parties d'entreprendre la coopération et d'en fixer le cadre de mise en oeuvre, avec notamment la désignation du Gie Gaïndé 2000 par la partie sénégalaise pour la réalisation des prestations attendues ».

Selon le communiqué, un contrat de service est conclu entre les Douanes burkinabé et le Gie Gaïndé 2000 pour le compte de la partie sénégalaise et pour la réalisation du projet. « La mise en oeuvre dudit projet se fera en deux phases, explique le communiqué.

La phase d'automatisation où les documents délivrés seront imprimés et mis à la disposition des bénéficiaires pour les besoins du traitement de la déclaration en douane et la phase de dématérialisation où les séquences papiers seront supprimées dans les formalités du commerce extérieur ».

Après le Kenya qui avait également sollicité et acquis en 2006 Gaïndé, le système informatique des Douanes sénégalaises, pour le rebaptiser Simba, c'est au tour du Burkina de solliciter l'expérience sénégalaise.

« Cela conforte le statut de leader de l'Administration des Douanes du Sénégal dans la sous-région en matière d'informatique douanière et de dématérialisation », poursuit le communiqué de la Douane, tout en se demandant : « à qui le tour ? ».