Emergence de la Côte d’Ivoire : Les TIC, un secteur incontournable

Actualités informatiques

Le monde a connu plusieurs révolutions. Celle qui a bouleversé le contemporain est la révolution industrielle au XIX siècle. La plupart des pays africains, en particulier, la côte d’Ivoire, ont raté cette révolution par manque de moyens scientifiques. Aujourd’hui, l’Occident et l’Afrique sont tous dans l'ère des TIC (Technologies de l'Information et de la Communication). Alors, question: la Côte d’Ivoire est-elle au rendez-vous de cette ère ?

Répondre affirmativement à cette préoccupation serait difficile, car les chantiers qui attendent le pays pour une émergence dans ce secteur sont énormes. En effet, les chefs-lieux de sous-préfecture ne sont pas encore tous couverts, les zones rurales sont très peu couvertes ; la qualité des services est jugée défaillante par nombre d'Ivoiriens; les prix sont encore trop élevés ; les différentes écoles de formations et centre de recherche sont souvent sous équipés; la qualité des programmes de formations ne répond plus vraiment aux besoins des TIC. Dès lors, de façon pratique, comment le pays va s’y prendre pour ne pas rater cette ère des TIC? A court et moyen termes, les autorités ivoiriennes se doivent d’inciter les opérateurs de téléphonie mobile à achever la couverture du territoire et surtout de veiller à ce qu'une vraie concurrence s'instaure entre les opérateurs afin que les tarifs baissent. Ainsi, l’Etat se doit de promouvoir la politique (Objectif de 500 000 familles équipées de "kits micro-ordinateur plus accès Internet"). Dans chaque quartier de nos villes et dans chaque village peuplé de plus de 500 habitants, l’Etat se doit de créer des cybercentres multiservices afin de plus rapprocher l’outil informatique à la population ivoirienne. Au sein de l’Institut Nationale Polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, laboratoire de l’Excellence, le renforcement du Génie électrique avec la mise en place d’un département spécialisé dans les Technologies de l'Information et de la Communication pour les cycles supérieurs seraient un atout pour la vulgarisation des techniciens et ingénieurs du domaine des TIC. De même, cette filière se doit d’être encouragée dans les autres établissements publics et privés. Mieux, l’introduction de l'enseignement des Technologies de l’Information et de la Communication dans le système éducatif de base serait d’un grand apport aux élèves du public. L'usage de base de l'ordinateur, l'emploi de la messagerie électronique et la navigation sur Internet se devront d’être enseignés dès l'école primaire. Ce qui permettra à chaque écolier de s’ouvrir une adresse Internet et de communiquer avec les autres du monde. L'usage du traitement de texte et du tableur enseignés dans le secondaire sera également un atout. Dans cette optique, ‘‘l’élève de Terminale sera à mesure de concevoir au moins un site web dynamique capable de relayer des informations en, provenance de la Côte d’Ivoire vers le monde extérieur’’, nous confiait Pr. Asseu, Docteur en, informatique à l’ESI (EX-INSET) de Yamoussoukro. Outre ses grandes mesures, la bataille de la fracture numérique serait également la bienvenue pour booster la pratique des TIC. En effet, l’Etat doit supprimer les toutes taxes sur l’import des matérielles informatiques afin de permettre à tous les apprenant de s’acquérir un micro-ordinateur à moindre coût pour être au firmament de l’évolution des TIC. L’idée de la zone Franche de Biotechnologie et des Technologie de l’Information et de la Communication se doit d’être revue à l’instar de Bangalore en Inde. La Côte d’Ivoire a le potentiel humain pour relever le défi de cette nouvelle ère. Car dans les TIC, ce ne sont pas un rapport de force physique mais plutôt celui de la matière grise humaine. Qui bien plus intelligent, conçoit toujours des logiciels de qualité et de valeurs pour une véritable concurrence sur le marché des TIC quelle que soit la race.