Les télécoms, toujours aussi attractifs au Maroc

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Selon un cabinet américain, le Maroc est le marché « le plus attractif» pour les investisseurs dans la région, notamment dans les télécommunications.

Le secteur des télécommunications ne perd pas son attractivité pour les investisseurs étrangers, même s'il a connu depuis sa libéralisation en 1996 un essor remarquable. En fait, le développement de ce secteur présente encore une marge importante, notamment pour certains de ses segments, en particulier l'Internet et même la téléphonie mobile, qui semble saturée, dispose de plusieurs pistes et de créneaux à investir, tel que le contenu. Ce qui fait dire à un cabinet de consulting américain du nom de “Pyramid Research”, basé au Massachusetts, que le Maroc s'impose comme le marché «le plus attractif» et «le plus stable politiquement» pour les investisseurs dans la région de l'Afrique du Nord, notamment en ce qui concerne les télécommunications.

Pour les analystes de ce cabinet, qui ont réalisé un rapport sur les secteurs des télécommunications, des médias et des technologies au Maroc, le Royaume gardera une «position solide» dans le secteur des télécommunications en Afrique et dans la région du Moyen-Orient. Ce qui se traduira par une amélioration des revenus globaux du secteur qui devront enregistrer, au cours des cinq prochaines années, selon le rapport, un taux de croissance annuel moyen de 4,1 %, en passant d'une projection de 4,47 milliards de dollars en 2010 à 5,47 milliards en 2015.

En plus de la libéralisation du secteur des télécommunications, qui est la plus réussie au Maroc, cette attractivité est due également à la stabilité politique à toute épreuve du pays, comme le met en évidence la profonde mutation que connaît le pays actuellement et qui se passe plutôt dans le calme. Cet aspect a été également évoqué par le rapport du cabinet américain qui signale que «malgré la conjoncture que connaît l'Afrique du Nord, le Maroc se positionne en tant que marché le plus stable politiquement et, de ce fait, le plus attractif pour les investisseurs dans la région».
À ce sujet, explique-t-on, les PME-PMI opérant dans le secteur des télécommunications au Maroc représentent un «large réservoir regorgeant de possibilités et d'opportunités» pour les investisseurs étrangers. Surtout que les prochaines années devront connaître, d'après le rapport, une forte croissance des opérations d'opérateurs du secteur.

Ce qui ne manquera pas, selon les auteurs de ce rapport, de renforcer l'importance et le rôle des petits fournisseurs de services spécialisés et de les rendre davantage plus sollicités par les investisseurs étrangers.

Il est à rappeler que plusieurs opérateurs télécoms et investisseurs étrangers ont investi le secteur depuis sa libéralisation. Il s'agit notamment de Vivendi (France) qui contrôle Maroc Telecom, France Telecom qui est actionnaire de Méditelecom, du consortium constitué d'Al Ajial Investment Fund Holding et de l'opérateur koweïtien “Zain” qui sont entrés dans le capital de l'opérateur marocain Wana…

Les trois opérateurs marocains se livrent une concurrence intense. Ce qui se traduit par une certaine reconfiguration de la structure concurrentielle du secteur, avec des changements de positions ou des rapprochement entre ces opérateurs. Cette concurrence est acharnée notamment dans les segments de la téléphonie mobile et de l'Internet. Ainsi, on note une nette percée de Wana dans le GSM, grignotant des parts à l'opérateur historique qui, de son côté, reconquiert la première position sur le marché de l'Internet.

Selon les dernières statistiques publiées par l'Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), relatives au premier trimestre de l'année en cours, le parc des abonnés au mobile a atteint 33.375.498, en hausse de 4,36% sur un trimestre. Ce qui fait passer le taux de pénétration du mobile à 104,78% à fin mars 2011 contre 101,49% à fin décembre 2010.
La répartition des parts de marché entre les trois opérateurs montre que IAM détient 49,90% du parc mobile à fin mars 2011, suivi de Médi Telecom (33,32%) et Wana Corporate (16,78%). Le prépayé prédomine toujours avec une part de 96,02% contre 3,98% pour le post-payé.