Madagascar: Microfinance - Octroi de crédit sur mobile

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Un projet de partenariat pour effectuer des transactions à partir du mobile est en gestation. Les institutions et les opérateurs y travaillent. Contribuer à l'amélioration du taux d'accès aux services de microfinance.

C'est, d'une part, l'objectif d'un projet de partenariat entre les institutions de microfinance (IMF) et les opérateurs en téléphonie mobile. D'autre part, il s'agit de vulgariser le système de « mobile banking » qui connaît actuellement une grande révolution.

Un responsable de l'établissement financier Microcred Madagascar a annoncé récemment, lors d'une conférence de presse avec Orange Madagascar, la préparation du projet.

Dans le cadre de cette coopération, les clientèles de la microfinance pourront bénéficier de plusieurs avantages dont le paiement de remboursement des crédits à partir d'un téléphone mobile.

« Grâce au système du mobile banking, les bénéficiaires de crédit auprès des institutions de microfinance n'auront plus à se déplacer pour récupérer l'argent qu'il a emprunté, de même pour le remboursement mensuel », évoque comme exemple, Hasin-tiana Ramiliarijaona, un responsable auprès d'une agence de microfinance.

« Cette disposition garantira la sécurité des bénéficiaires », poursuit-il. Les transferts d'argent entre les IMF de deux localités différentes sont aussi possibles à travers ce nouveau partenariat.

Dans le cadre des préparatifs du projet, un cabinet international, en partenariat avec des responsables du secteur de la microfinance à Madagascar, élabore une étude relative aux textes réglementaires qui vont régir le secteur. Pour le moment, les paiements par mobile figurent dans les activités connexes du système bancaire.

« L'élaboration du texte régissant le mobile banking figure parmi les grands chantiers du domaine de la microfinance à Madagascar. Les deux entités devront collaborer dans leurs activités par l'utilisation des nouvelles technologies.

Il ne devrait pas y avoir des empiètements », note pour sa part Blaise Rajoelina, coordonnateur national de la microfinance. Ce texte devra, entre autres, stipuler l'existence d'une réserve de fonds auprès des « mobile bank », comme c'est le cas pour les institutions bancaires.

Du côté des usagers des services de la microfinance, la mise en oeuvre de ce système nécessite la multiplication des caisses auprès des « mobile bank » afin d'éviter les longues attentes.

« La mise en oeuvre de ce projet nous enlève une tâche majeure dans la mesure où nous devons nous déplacer tous les mois à l'agence pour effectuer un versement pour les remboursements.

C'est plus sécurisé. Mais, pour ce qui est du retrait d'argent, il est vraiment nécessaire de multiplier le nombre de caisses auprès des agences qui reçoivent les paiements par mobile car, aujourd'hui, presque dans chaque point, il existe de longues files d'attente », déclare Misa Ralalaharisoa, une cliente d'une institution de microfinance.