L’inscription en ligne en Côte d’Ivoire: un bon projet mal communiqué

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La fédération nationale des établissements privés laïcs de Côte d'Ivoire (Feneplaci) et la fédération nationale des syndicats de l'enseignement privé de Côte d'Ivoire (Fenasepci) veulent que les parents conservent le choix du mode d'inscription de leurs enfants à l'école. Elles sont montées au créneau à l'occasion de leurs assemblées générales qui se sont déroulées respectivement au siège de la Feneplaci à Cocody et à la Bourse du travail d'Abidjan Treichville.

En effet, les fondateurs d'établissements privés n'approuvent pas la décision prise par le ministre de l'Éducation nationale, Kandia Kamissoko Camara, de rendre obligatoire l'inscription en ligne via un opérateur privé.

« Avant de prendre cette décision, les fondateurs d'écoles privées auraient dû être consultés », a indiqué Maurice Bamba, secrétaire général adjoint de la Feneplaci.

Avant d'ajouter que pour la plupart des établissements privés, la rentrée a débuté bien avant le 24 octobre dernier. De ce fait, les frais d'inscription ont été collectés selon l'ancienne méthode.

Quant aux syndicats, ils menacent d'entrer en grève dès le 29 novembre prochain. Ils dénoncent des impayés de salaires s'élevant à plus de 30 milliards FCFA.

Ã- l'entame de la rentrée 2011-2012, le ministère de l'Éducation nationale avait rendu obligatoire l'inscription en ligne via un opérateur privé. Cette décision avait été, entre autres, motivée par l'informatisation de l'administration, mais également par la maîtrise des effectifs et la lutte contre les inscriptions parallèles à l'école.