Burkina Faso: Automatisation du traitement de l'information douanière

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La direction générale de la douane a rencontré les commissionnaires agréés en douane, le lundi 21 novembre 2011 à Bobo-Dioulasso. Les participants ont échangé autour d'un projet innovant de collecte électronique des informations sur le dédouanement des marchandises diverses.

En 2002, la Banque mondiale lançait le projet Doing Business avec pour objectif principal de déterminer les économies incitatives dans les pays du monde où il fait bon faire des affaires.

Depuis lors, les classements des économies par ordre de compétitivité, ont été suivis avec beaucoup d'intérêt par les pays en développement comme le Burkina Faso, qui ont besoin de convaincre les investisseurs en oeuvrant à l'amélioration de ces indicateurs.

Il se trouve qu'en matière de commerce transfrontalier, notre pays s'est retrouvé selon le rapport 2011, 175e des pays réformateurs sur 183, bien derrière des pays de la sous-région.

Sur les raisons de cette contre performance, la douane est en première ligne, car sur la dizaine de formalités requises pour les importations et exportations, chacune d'entre elles prend plus d'un mois, contre 72 heures seulement dans certains pays.

Selon le directeur régional de l'Ouest de la douane représentant le directeur général, le Burkina Faso a entrepris un diagnostic afin d'améliorer les performances de l'administration douanière et permettre du même coup d'améliorer le classement dans le rapport Doing Business.

Le projet ORBUS 2000 est le fruit de ce diagnostic. C'est un outil de pre-dédouanement électronique que l'administration douanière entend mettre en oeuvre en collaboration avec la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso et qui est déjà opérationnel chez sa consoeur du Sénégal. Le projet ORBUS 2000 a été présenté aux commissionnaires agréés en douane par Mme Françoise Touré, inspectrice générale des douanes.

Mme Touré a expliqué que le système de collecte de l'information douanière permet de connecter tous les acteurs de la chaîne des douanes à un seul serveur qui, par ailleurs, délivre tous les formulaires et documents devant servir aux opérations de dédouanement.

A ce serveur sont reliés électroniquement tous les services intervenant dans le processus de dédouanement. Il s'agit de la société d'inspection, Conseil technique appliqué (COTECNA), de la Direction des affaires monétaires et financières (DAMOF), de la direction générale des services vétérinaires, du Laboratoire nationale de santé publique (LNSP), du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA), de la direction du patrimoine culturel, de l'Inspection générale des affaires économiques (IGAE), des services d'assurances et de la douane.

Concrètement cela signifie que de son bureau où à partir des deux centres de facilitation qui seront créés à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, un opérateur économique peut faire une déclaration préalable de dédouanement.

A partir du serveur, la requête est transmise électroniquement aux services ci-dessus cités qui la traitent sans délais pour délivrer les visas, certificat ou l'autorisation requise pour le dédouanement.

L'inspectrice générale des douanes a fait ressortir les avantages du traitement électronique, à savoir le gain de temps appréciable, la sécurité des documents traités, la bonne traçabilité des opérations et par conséquent, l'amélioration du classement du Burkina Faso dans le rapport Doing Business.