Tunisie: Centres d'appels - Un fort contenu d'emploi

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Avec le développement du secteur des technologies de la communication, un secteur à forte employabilité a vu le jour: le centre d'appels. Aujourd'hui, il contribue à résoudre une partie du problème du chômage. Il semble, aussi, prêt à jouer son rôle d'employeur.

En effet, il dispose d'atouts qui font de lui un secteur créateur d'entreprises et d'emplois. Le faible taux d'investissement pour le lancement de ces entreprises et les charges salariales relativement faibles font d'elles un fer de lance capable de participer efficacement aux efforts de création d'emplois.

Aujourd'hui, on compte plus de 11.000 personnes actives dont la grande majorité sont des jeunes diplômés. La porte est encore ouverte devant d'autres chercheurs d'emploi et plus particulièrement ceux qui ma&icircetrisent la langue française. Beaucoup de promoteurs se plaignent, justement, de la rareté de cette main-d'oeuvre.

Et bien qu'ils aient perdu un peu de leurs activités en 2011, ils attendent, malgré tout, une relance en 2012. Ils tablent sur une reprise assez rapide et un retour au calme dans le domaine économique. Leurs activités sont, en effet, en lien direct avec la redynamisation des différents secteurs de production.

Car les quelque 240 à 250 entreprises existantes sont en étroite collaboration avec des activités comme la télévente, le marketing, la confirmation des dossiers ou le support technique.

On remarque que de nombreux jeunes, et en particulier les filles, affectionnent ces métiers qui, il faut le dire, sont émergents et prometteurs. Ils ont montré au cours des événements de l'année écoulée qu'ils étaient capables de sortir des crises avec les moindres dégâts.

Ils n'ont connu, justement, qu'une faible baisse en 2011 par rapport au début de l'année (environ 2 %). Pourtant, au cours de 2010, ils ont pu scorer jusqu'à 20 % de hausse en postes d'emploi.

C'est pourquoi les professionnels eux-mêmes sont confiants pour la prochaine année. 36 % d'entre eux prévoient une augmentation des effectifs, 21 % pensent que la capacité actuelle va être maintenue, 35 % tablent sur une augmentation des activités et 22 % estiment une stagnation au niveau des commandes.

Un phénomène étonnant persiste, c'est celui des difficultés qu'on éprouve au niveau des recrutements. D'après une enquête effectuée par l'Observatoire national de l'emploi et des qualifications, 42 % des entreprises enquêtées disent avoir des difficultés à recruter en raison des problèmes de ma&icircetrise des langues.

Ces problèmes sont liés pour les 3/4 d'entre elles à la ma&icircetrise de la langue française.