L'expérience du Sénégal en matière d'éducation virtuelle présentée à Addis Abeba

Actualités informatiques

Le Sénégal a présenté son expérience sur l'intégration du numérique dans l'éducation, la formation des enseignants et des apprenants lors du forum sur l'éducation virtuelle qui s'est tenu, les 10 et 11 mai, à Addis Abeba, en Ethiopie. C'était sous la présidence de Gordon Brown, ancien Premier ministre britannique.

Le forum de Addis Abeba sur l'éducation virtuelle qui s'est tenu sous la présidence de Gordon Brown, ancien Premier ministre britannique, du Dr Daniel Kaberuka, Directeur de la Banque africaine de développement (Bad) et de Sir Tim Berners, Président directeur général (Pdg) de la Fondation (world wide web(www) a eu lieu. La rencontre, tenue dans un hôtel de la place (le matin) et au siège de l'Union africaine (Ua) (l'après-midi), a enregistré, selon le communiqué qui nous est parvenu, la présence de grandes firmes, Alcatel, Microsoft, Google, « pour déterminer les meilleures stratégies pour l'intégration du numérique dans l'éducation et la formation des enseignants et des apprenants ». Des pays, tels que le Ghana, le Kenya, le Sénégal, le Burkina Faso, l'Ouganda et le Nigeria, ainsi que des organisations, comme l'Internationale de l'éducation, ont présenté les modèles d'intégration.

Le développement du Ppp (Partenariat public-privé) a été d'une forte recommandation, note le document dans lequel on lit que la Bad s'est engagée à « accompagner les pays dans le processus de créations de plate-formes pédagogiques, bien structurées ». Une nouvelle vision est en train de naître dans le cadre de la production des contenus et de la coopération sud-sud en matière d'intégration des Tic. Le Maroc a montré ce qui se fait à l'association internationale, espace numérique ouvert pour la Méditerranée.

La délégation qui s'y est rendue pour représenter le ministre de l'Education nationale était composée de Abdoulaye Diatta, Directeur de la formation et de la communication (Dfc), et de El Hadji Ndiaye, chef du bureau de suivi. Abdoulaye Diatta a présenté l'expérience du Sénégal. Il a mis en exergue la production et la diffusion de contenus numériques à travers des plate-formes d'enseignement à distance (auto-formation ou tutoree). De l'avis du Dfc, la création de la télévision numérique constitue « une grande innovation pour permettre une plus grande connectivité dans le monde rural ». La nouvelle stratégie de l'édition en ligne permettra, a-t-il poursuivi, « une démocratie dans la production des ressources et le e-Book prendra toute sa place ». Il a agité la question de la construction de salles de classe en dur très chères. « Que deviendront-elles dans 20 ans voire 30 ans, devant le progrès fulgurant des Tic ? Peut-être des musées ! » s'est interrogé M. Diatta pour qui, apprendre et enseigner vont connaître de « profondes mutations », appelant à « modifier fortement le triangle pédagogique ».

Abdoulaye Diatta a apprécié la contribution du projet Sankore dans la sous-région, en termes de création de classes numériques avec un équipement moderne. Il a estimé que l'engagement de la Bad dans le processus de la formation des enseignants est « une bouffée d'oxygène », et le Sénégal tient « à occuper une bonne place dans le groupe des champions proposé par Gordon Brown pour la formation et l'émergence d'un enseignant de type nouveau dans le pays ».