Burkina Faso: Le gouvernement bientôt en mode électronique

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Un séminaire gouvernemental sur le projet « e-Conseil des ministres » a eu lieu le jeudi 5 juillet 2012 à Ouagadougou, sous la présidence du chef de l'Etat, Blaise Compaoré. Cette rencontre a permis aux membres de l'exécutif de se pencher sur l'état d'avancement dudit projet, ses avantages et le délai de sa mise en œuvre effective.

A travers cette initiative, le gouvernement burkinabè veut se mettre à la page des Technologies de l'information et de la communication (TIC), évolution oblige.

Ainsi, le projet e-Conseil des ministres, à entendre le ministre des Transports, des postes et de l'économie numérique, Gilbert Noël Ouédraogo, va permettre aux ministres de travailler de manière électronique, de gagner en temps, en efficacité et en confidentialité. Il ne sera plus question pour eux, de « trimbaler » des piles de dossiers au Conseil des ministres.

Désormais, les ministres viendront à la réunion hebdomadaire avec des tablettes électroniques qui contiendront les dossiers et autres informations relatives à leurs départements respectifs.

Une véritable révolution à l'horizon 2013, année de mise en œuvre effective du projet ! Et c'est en cela qu'il faut saluer cette initiative, soutenue à bout de bras par l'Union internationale des télécommunications (UIT) et dont les avantages sont multiples.

On dénombre, entre autres, l'accélération du traitement de l'information et de l'amélioration de la communication entre les acteurs de l'e-Conseil, une économie substantielle sur la consommation d'encre, de papier, de carburant et de temps, et une garantie sur la sécurité et la confidentialité des données.

Sur ce dernier avantage, les spécialistes affirment qu'il y aura moins de fuite de données et d'intermédiaires, des acteurs à travers lesquels certaines informations sont souvent rendues publiques, au grand dam des membres de l'exécutif.

Le suivi maîtrisé de l'exécution des décisions prises en conseil des ministres et la traçabilité des documents sont également des opportunités qui seront offertes par la future plate-forme électronique.

En clair, le Burkina Faso veut se positionner comme une grande nation du numérique avec ce programme, toute chose qui pourrait impulser son développement.

Le président du Faso, Blaise Compaoré, en ait convaincu, lui, qui, dans son programme quinquennal 2010-2015, « Bâtir, ensemble, un Burkina émergent », a mentionné « la capacité à absorber et à adapter les nouvelles technologies, notamment les TIC, comme un des principaux leviers de l'émergence ». C'est pourquoi, il ne tarit pas d'éloges pour le projet e-Conseil des ministres.

« Nous avons là une opportunité pour que le travail gouvernemental puisse gagner à la fois en qualité, en modernisation, mais aussi, en économie budgétaire », a-t-il confié, au sortir du séminaire gouvernemental.

Les plus hautes autorités burkinabé ne veulent pas que le pays soit en marge de l'évolution numérique et le projet e-Conseil des ministres vient à point nommé pour le prouver. Reste donc à conduire le projet à bon terme, et là-dessus, le ministre des Transports, des postes et de l'économie numérique a relevé que « la plate-forme est déjà prête ».

Aussi, une mission d'inspection de l'UIT, conduite par le Bureau de développement des télécommunications (BDT), a noté « avec satisfaction », le niveau d'exécution du projet courant mai 2012.

Et en prélude à la mise en train de l'e-Conseil des ministres prévue en janvier 2013, des sessions de formation seront organisées de septembre à novembre 2012, au profit des ministres, en vue de leur permettre de s'approprier le système, avant son opérationnalisation.

Tout semble indiquer que le projet, dont le coût avoisine les 750 millions de F CFA, sera bientôt une réalité. Ce qui est à souhaiter, quand on imagine les dépenses occasionnées par la tenue d'un conseil des ministres.

Au soir de la réalisation effective de ce programme, le Burkina aura marqué un pas important en matière de TIC et ce serait à l'honneur de tous. Les TIC constituent un facteur de développement à l'heure actuelle, et le « Pays des hommes intègres » semble l'avoir compris !